Isère : des gendarmes attaqués lors d’une rave-party sauvage à Cour-et-Buis

La nuit a été particulièrement tendue à Cour-et-Buis, en Isère. Dans la nuit de vendredi à samedi, une trentaine de gendarmes de la compagnie de Vienne ont été violemment pris à partie alors qu’ils tentaient d’empêcher l’installation d’une rave party sauvage dans une zone boisée de la commune.
Vers 23 heures, les militaires sont intervenus pour bloquer l’implantation du matériel de sonorisation sur un terrain privé. Mais rapidement, des centaines de teufeurs ont afflué, encerclant les véhicules des forces de l’ordre. Submergés par le nombre, les gendarmes ont essuyé des jets de pierres. Leurs voitures et fourgons ont été dégradés, des vitres brisées et plusieurs pneus crevés.
Face à la foule, jugée trop importante, et à une évacuation devenue trop dangereuse, les militaires ont dû se replier. Ce samedi matin, la fête bat toujours son plein, avec plus d’un millier de participants recensés relate Le Dauphiné.
Une série d’événements clandestins dans la région
Ce rassemblement illégal est loin d’être un cas isolé. Depuis la fin juillet, il s’agit déjà du troisième événement de ce type en Isère et dans le nord de la Drôme.
Le 26 juillet, les gendarmes de Saint-Marcellin avaient réussi à empêcher l’organisation d’une rave dans la forêt des Coulmes, dans le Vercors, en interceptant l’installation du “mur du son” avant son activation. Une opération considérée comme une véritable course contre la montre.
Le week-end suivant, du 2 au 3 août, près de 1 200 teufeurs avaient investi sans autorisation une zone classée ZNIEFF entre Lens-Lestang et Le Grand-Serre, dans le nord-Drôme. De nombreuses infractions avaient alors été relevées, une cinquantaine de véhicules mis en fourrière et du matériel de sonorisation saisi.
En Isère comme ailleurs, les autorités font face à un phénomène récurrent et difficile à endiguer, entre risques pour l’ordre public et atteintes à l’environnement.

