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Calvados : « il se prenait pour le chasseur et moi j’étais sa proie », des gendarmes  face un individu armé d’un arc

·La rédaction ⏱ 2 min
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Quatre jours après avoir menacé deux gendarmes avec un arc bandé, Michel Heuzé, 32 ans, comparaît en urgence devant le tribunal correctionnel de Caen. Les faits, survenus le soir du 17 juillet au Molay‑Littry, auraient pu tourner au drame.

Tout commence sur le rond‑point de l’Étoile. Deux gendarmes effectuent un contrôle routier quand ils entendent, dans une rue voisine, de la musique poussée à plein volume. Comme le relate Ouest-France, ils se dirigent vers la maison d’où proviennent les nuisances. L’homme qui s’y trouve les insulte et les provoque verbalement.

La situation dégénère quelques minutes plus tard. La gendarme décide de tenter l’apaisement et s’avance dans l’entrée du domicile, porte grande ouverte. Soudain, l’homme surgit, un arc sportif tendu, flèche encochée, pointée sur elle. Elle se jette au sol et crie : « Il est armé ! » Les deux militaires se replient aussitôt, convaincus que l’homme voulait les attirer à l’intérieur pour les piéger. « On était venus dans une démarche de dialogue. Il était hystérique et parano », raconte l’un d’eux à la barre. La gendarme dira « qu’il se prenait pour le chasseur et que moi j’étais sa proie ». 

Alerté, le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) intervient et interpelle le suspect à 23 h 30.


Devant le tribunal, lundi, Michel Heuzé affirme ne se souvient de rien : « Après avoir bu, je ne vois pas comment je pourrais m’expliquer si je ne me rappelle pas. » Déjà condamné pour trafic de cannabis, isolé, sans emploi depuis deux ans, il vit en reclus. Son avocate, Me Camille Lerebours, décrit « une vie extrêmement carencée » et un homme « seul face à tout ».

Le ministère public, lui, insiste sur « l’extrême gravité des faits » : « Il a une position confortable puisqu’il dit qu’il ne se souvient de rien. On ne sait pas pourquoi il a visé les gendarmes. »

Le tribunal tranche : 18 mois de prison, dont six mois avec sursis probatoire, maintien en détention, obligation de soins et de travail, interdiction de détenir des armes. Michel Heuzé devra aussi payer 1 000 € au gendarme et 2 000 € à la gendarme menacée.

Une soirée d’été marquée par la peur… et un verdict qui souligne la gravité de l’attaque contre les forces de l’ordre.

La rédaction

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