Journée noire à la prison de Perpignan : Un détenu retrouvé mort, un autre brûle son codétenu, lui ouvre la tempe et agresse un surveillant

Une journée noire s’est déroulée hier au centre pénitentiaire de Perpignan, marquée par une succession d’incidents graves, tant entre détenus qu’envers les surveillants.
Tout commence dès l’aube, à 7 heures, au quartier disciplinaire. Comme le relate L’Indépendant, lors de la distribution du petit-déjeuner, un détenu de 30 ans, condamné pour vol avec violence et arme, trafic de stupéfiants et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, s’en prend violemment à un agent.
« Fils de p…, ta mère la p…, je vais envoyer des mecs pour te niquer dehors », hurle-t-il au surveillant.
Libérable le 12 août prochain, l’homme ne s’arrête pas là : peu après, il met le feu à sa cellule dans l’espoir d’écourter sa sanction disciplinaire. L’intervention rapide des équipes permet de maîtriser l’incendie, mais un agent – le même qui avait été insulté quelques instants plus tôt – chute violemment et se blesse à la jambe. Il est désormais en arrêt de travail et compte déposer plainte contre le détenu.
À peine le temps de souffler que, vers 8 h 30, un autre incident éclate au quartier arrivant. Un détenu de 64 ans, condamné à un an de prison pour non-respect de contrôle judiciaire à la suite d’un viol, agresse son codétenu : brûlures au visage et au corps, plaie ouverte à la tempe. Refusant d’abord de sortir de sa cellule, il finit par obtempérer mais déverse une avalanche d’insultes racistes et homophobes sur un surveillant :
« Pédéraste, sale petit pédé de Français… Petite merde, enlève ton uniforme et tu verras d’homme à homme. »
Comme si cela ne suffisait pas, les agents découvrent au petit matin un détenu décédé de mort naturelle dans sa cellule : le troisième en un mois dans cet établissement surpeuplé.
« Voilà notre réalité. Voilà ce que subissent les personnels pénitentiaires », dénonce un syndicaliste au quotidien régional. Celui-ci demande la comparution immédiate des deux énergumènes devant la justice, exige des sanctions disciplinaires exemplaires, à la hauteur de leurs actes, et alerte une nouvelle fois sur l’état dramatique de l’établissement de Perpignan, saturé, explosif, vétuste et en cruel manque de personnel.

