Affaire Jubillar : « Cédric m’a dit avoir étranglé Delphine » : des confidences explosives à deux mois du procès
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirÀ deux mois de l’ouverture du procès de Cédric Jubillar pour le meurtre de son épouse Delphine, un nouveau témoignage relance l’affaire. Sa compagne actuelle affirme avoir recueilli de véritables confidences au parloir de la prison de Seysses (Haute-Garonne).
C’est un rebondissement inattendu dans l’affaire qui tient la France en haleine depuis près de quatre ans. À la veille de son procès devant la cour d’assises du Tarn, Cédric Jubillar, 37 ans, incarcéré depuis juin 2021 pour le meurtre présumé de son épouse Delphine, aurait fait des aveux glaçants à sa nouvelle petite amie. Une information révélée par La Dépêche du Midi et confirmée par la principale intéressée, une jeune femme de 31 ans, que le Parisien appelle Justine.
Rencontrée en début d’année 2021 via les réseaux sociaux, alors que l’infirmière de Cagnac-les-Mines venait tout juste de disparaître, Justine noue avec Cédric une relation qui évoluera au fil des mois en une liaison amoureuse. « Pour moi, c’était sincère, confie-t-elle. Il se montrait tendre, puis parfois très dur, comme s’il soufflait le chaud et le froid. »
Mais ce qui trouble surtout Justine, ce sont les confidences que l’homme lui livre au parloir. Selon elle, Cédric Jubillar lui aurait avoué à plusieurs reprises avoir tué son épouse. « Il m’a dit l’avoir étranglée et a même reproduit le geste sur moi », raconte-t-elle, évoquant une scène où il lui aurait montré comment il aurait serré le cou de Delphine jusqu’à provoquer une petite blessure sur son propre bras. Blessure effectivement constatée par un légiste le lendemain des faits.
Un scénario glaçant
D’après les confidences rapportées par Justine, le drame se serait déroulé dans le salon du domicile conjugal, sans un bruit, sans même un cri de la victime. Jubillar lui aurait même démontré, lors d’un parloir, l’impossibilité de crier sous une strangulation, n’hésitant pas à l’empoigner elle-même à la gorge.
La suite du récit fait froid dans le dos. Selon Justine, Cédric Jubillar aurait dissimulé le corps de Delphine sur une exploitation agricole au sud d’Albi, un lieu qu’il connaissait depuis peu et qu’il aurait soigneusement préparé à l’avance. Il lui aurait également confié avoir brûlé les vêtements de sa femme, dont sa célèbre doudoune blanche.
Quant au transport du corps, il lui aurait avoué s’être servi de la pente de leur rue pour quitter discrètement le lotissement au volant d’un véhicule, probablement celui de Delphine, moteur coupé et phares éteints.
Des aveux partiels et changeants
Pourtant, les déclarations de Cédric varient au fil des semaines. Justine elle-même confie son trouble : « Il avait l’air sérieux, mais ses versions évoluaient toujours un peu. Je ne savais plus ce qui était vrai. » Malgré ces confidences, aucune localisation précise n’aurait été livrée, empêchant toute fouille ciblée.
Cédric Jubillar aurait toutefois donné des indices : « Tant qu’ils fouillent vers le nord, ils ne trouveront rien », aurait-il soufflé, laissant entendre que le corps reposerait au sud d’Albi, à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines.
Justine décrit un homme obsédé par le contrôle, évoquant des conflits liés à la maison et à la garde des enfants comme mobile potentiel, mais surtout un besoin de domination. « Je l’ai senti quand il m’a pris le cou. Il m’a dit : “Je l’ai déjà fait une fois, je peux le faire deux fois.” »
Une relation toxique qui tourne court
La relation entre Justine et Cédric a brutalement tourné court il y a trois semaines. La jeune femme a cessé de se rendre au parloir après avoir compris qu’il cherchait surtout à l’utiliser pour introduire de la drogue en prison. « Je ne veux plus de ce lien. Il m’avait dit qu’on était comme Bonnie and Clyde, mais moi je n’ai jamais voulu être sa Bonnie. »
Ces révélations interviennent alors que le procès de Cédric Jubillar doit s’ouvrir le 22 septembre prochain à Albi. Un procès très attendu, toujours sans la moindre trace du corps de Delphine Jubillar, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
