Drôme : Un « chat-bite » tourne mal, des gendarmes agressés dans un centre commercial
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUne scène pour le moins surréaliste s’est déroulée ce mardi 1er juillet en fin d’après-midi, aux alentours de 18 heures, dans la galerie marchande du centre commercial Leclerc à Saint-Paul-lès-Romans (Drôme). Ce qui devait être une simple altercation entre deux couples a rapidement dégénéré en un véritable chaos, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.
Tout commence par une bagarre entre ces deux couples qui échangent coups de poing et insultes sous les regards médusés des passants. Les deux jeunes femmes, dont l’une est enceinte de quatre mois et l’autre proche de l’accouchement, n’échappent pas aux violences. Blessées, l’une d’elles, touchée plus sévèrement au visage, sera transportée à l’hôpital de Romans pour y recevoir des soins.
Alors que les gendarmes interviennent pour ramener le calme, un individu complètement étranger à l’altercation initiale vient semer davantage de désordre. Visiblement très alcoolisé et hors de contrôle, l’homme de 35 ans commence par insulter copieusement les militaires avant de se livrer à un geste aussi stupide que répréhensible : un “chat-bite” sur l’un des gendarmes relate Le Dauphiné.
Pour rappel, ce geste consistant à toucher les parties intimes d’une personne sans son consentement est assimilé à une agression sexuelle, ce qui n’a rien d’un simple “jeu” dans un cadre légal, a fortiori lorsqu’il vise des représentants des forces de l’ordre.
Rapidement interpellé, l’individu — un trentenaire vivant dans un foyer de la Drôme et originaire de Nancy — est placé en garde à vue. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Toujours incontrôlable une fois dans les locaux de la gendarmerie de Romans, l’homme se roule au sol avant d’agresser de nouveau les militaires. Deux d’entre eux reçoivent des coups de poing au visage, entraînant deux jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Finalement conduit à l’hôpital de Romans, où un traitement sédatif lui a été administré, l’agresseur devrait répondre prochainement devant la justice des faits qui lui sont reprochés : agression sexuelle et violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Déjà connu des services de police pour des faits similaires, il risque des sanctions judiciaires sévères.
