Tarn : Un beau-père jugé pour des viols répétés sur sa belle-fille, la mère poursuivie pour complicité
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCe mercredi 25 juin, la cour criminelle du Tarn examine une affaire de viols incestueux impliquant un beau-père et la mère de la victime.
L’homme, 47 ans, comparaît pour avoir violé pendant cinq ans sa belle-fille, Samia (prénom modifié), aujourd’hui âgée de 16 ans. Les faits se seraient produits entre janvier 2017 et août 2022, alors que la victime était âgée de 8 à 13 ans. La mère de la victime, 46 ans, est poursuivie pour complicité de viols incestueux.
L’enquête révèle que, après son divorce, la mère avait rencontré le prévenu via un réseau social en 2017. Très vite, celui-ci s’est installé au domicile familial. Selon les investigations, les agressions sexuelles ont commencé peu après son arrivée et ont évolué progressivement : attouchements, pénétrations digitales, fellations hebdomadaires, puis viols vaginaux à partir des 11 ans de la victime.
Ces actes se seraient souvent produits dans le lit conjugal, avec la connaissance et l’accord de la mère qui s’absentait volontairement.
La situation a été révélée en août 2022, lorsque Samia s’est confiée à une cousine, permettant à un proche de la famille de signaler les faits aux policiers d’Albi.
Lors de leurs auditions, les deux prévenus ont reconnu certains faits tout en rejetant une grande partie de leur responsabilité. L’homme a affirmé que la jeune victime était, selon lui, à l’origine des rapprochements sexuels. La mère, de son côté, a reconnu avoir laissé sa fille seule avec son compagnon par crainte de représailles.
Les expertises psychiatriques ont décrit la mère comme ayant une « personnalité dépendante », vulnérable psychologiquement et consciente de la gravité des actes, mais incapable de s’opposer à son compagnon. L’avocat de la mère a demandé une requalification des faits en non-dénonciation de crime et non-assistance à personne en danger. L’expertise psychologique de L’homme. souligne un positionnement centré sur lui-même, minimisant les conséquences des agressions sur la victime.
Durant ces cinq années de violences, la jeune fille avait présenté des signes de souffrance psychologique, notamment des scarifications et une tentative de suicide.
Le procès se déroule à huis clos pour protéger la victime. Les deux accusés encourent jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
