Sécurité à Sevran : des policiers à cheval pris pour cible par des tirs de mortiers
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUne vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux ce mercredi a rapidement suscité l’indignation. Les images, capturées dans la cité Rougemont à Sevran (Seine-Saint-Denis), montrent plusieurs policiers de la Police nationale, en patrouille équestre, visés par des tirs de mortiers d’artifice.
Sur les images, on distingue plusieurs individus encagoulés lançant ces projectiles en direction des forces de l’ordre, mettant en danger les policiers et leurs montures.
Selon les premiers éléments, les violences auraient éclaté à la suite d’un simple contrôle de police qui aurait dégénéré. Les faits n’ont, fort heureusement, fait aucun blessé grave, mais témoignent une nouvelle fois du climat de tension qui règne parfois dans certains quartiers sensibles.
Sur les réseaux sociaux, les réactions politiques n’ont pas tardé. Matthieu Valet, ancien policier devenu député européen et porte-parole du Rassemblement national, a vivement dénoncé cet acte sur son compte X :
« Il faut être sérieusement atteint pour tirer au mortier sur des policiers… à cheval ! À Sevran, cité Rougemont, des racailles n’ont pas supporté un simple contrôle. Résultat : violences et haine. Mais pour le Défenseur des droits, c’est sûrement à cause de la police qui discrimine… et donc crée des tensions… 🤡 Non : c’est juste que ces frappes détestent l’ordre et préfèrent la loi du plus fort, du caïd. Soutien à ceux qui nous protègent, même à cheval 🇫🇷, unité qui fait le taff ! »
Il faut être sérieusement atteint pour tirer au mortier sur des policiers… à cheval !
À Sevran, cité Rougemont, des racailles n’ont pas supporté un simple contrôle. Résultat : violences et haine.
Mais pour le Défenseur des droits, c’est sûrement à cause de la police qui… pic.twitter.com/khOM5mFVcg
— Matthieu Valet (@mvalet_officiel) June 25, 2025
Cette attaque relance le débat récurrent sur la sécurité et l’autorité de l’État dans certaines zones qualifiées de « zones de non-droit » par une partie de la classe politique. Les syndicats policiers ont eux aussi exprimé leur soutien à leurs collègues pris pour cible.
Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs des tirs. Les images diffusées sur les réseaux sociaux pourraient permettre aux enquêteurs de rapidement remonter jusqu’aux individus impliqués.