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24 kg de cocaïne dans son poulailler. Une erreur procédurale conduit à la remise en liberté d’un trafiquant de drogue présumé

·La rédaction ⏱ 2 min
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Un nouveau rebondissement judiciaire vient perturber une importante affaire de trafic de stupéfiants dans le Morbihan. Un chauffeur routier de 47 ans, soupçonné d’être impliqué dans un vaste trafic international de cocaïne, a été remis en liberté ce vendredi sur décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. En cause : une erreur de procédure lors de son maintien en détention provisoire.

L’affaire avait débuté en septembre 2024, lors d’une vaste opération menée par l’Office anti-stupéfiants (OFAST) dans le quartier de Kercado à Vannes et plusieurs communes du département. Au total, les enquêteurs avaient saisi 40 kg de cocaïne et près de 81 500 euros en espèces, principalement au sein de la communauté albanaise.

Lors d’une perquisition à Saint-Jean-Brévelay, les forces de l’ordre avaient découvert 10 kg de cocaïne dans un sac de sport. Les recherches s’étaient poursuivies avec l’aide du tracteur de la commune, permettant de mettre au jour un bidon en plastique enfoui dans un poulailler et contenant 24 pains de cocaïne d’un kilo chacun.

Le chauffeur routier, père de famille, est suspecté d’avoir utilisé son activité professionnelle pour transporter de la cocaïne à destination de l’Angleterre. Mis en examen le 27 septembre 2024, il avait été placé en détention provisoire relate Le Parisien.

Mais lors du débat devant le juge des libertés et de la détention (JLD), organisé en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Vannes, son avocat n’avait pas eu accès à l’ensemble des éléments actualisés du dossier, notamment l’acte de saisine du juge et les réquisitions du parquet. Un manquement grave aux droits de la défense, la loi garantissant aux avocats un accès complet à la procédure lors de ces audiences.

Si un renvoi avait d’abord été envisagé, le magistrat avait finalement suspendu brièvement l’audience pour une simple consultation partielle, sans qu’une vérification complète des pièces soit effectuée par la suite.

S’appuyant sur cette irrégularité, la défense a saisi la chambre de l’instruction pour faire constater la nullité de la procédure. Ce vendredi 20 juin, malgré les réquisitions contraires du parquet général, la cour d’appel de Rennes a reconnu la violation des droits de la défense et ordonné la remise en liberté immédiate du mis en cause.

Cette décision relance une fois de plus le débat sur le respect strict des procédures judiciaires et leurs conséquences dans des dossiers particulièrement sensibles de criminalité organisée.

La rédaction

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