« Il faut vivre à poil, c’est ça ? » : Un chef d’entreprise des Yvelines agressé pour la quatrième fois à cause de sa McLaren
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirVélizy-Villacoublay (Yvelines), le 12 juin 2025 – L’agacement a laissé place à la colère. « Il faut vivre à poil, c’est ça ? » lâche, amer, un chef d’entreprise victime d’une nouvelle agression, ce jeudi 12 juin, devant son véhicule de luxe.
Pour la quatrième fois en trois ans, ce père de famille a été ciblé en pleine rue, à Vélizy-Villacoublay, en raison d’un signe ostentatoire de richesse : sa McLaren relate Le Parisien.
Cette fois, l’homme ne s’est pas laissé faire. Lassé de vivre dans la peur, il ne quitte plus son pistolet lacrymogène, dont il s’est servi pour se défendre. « J’ai vu deux individus s’approcher de manière suspecte. L’un a essayé d’ouvrir la portière, l’autre m’a menacé verbalement. J’ai immédiatement réagi. » Les assaillants ont pris la fuite.
Un climat d’insécurité grandissant
Cet entrepreneur, qui souhaite garder l’anonymat, dit vivre dans une angoisse constante. « Je travaille dur, je ne dérange personne. Mais aujourd’hui, avoir une belle voiture semble suffisant pour devenir une cible. » Selon lui, ces agressions sont le reflet d’un malaise social plus large. « On nous pousse à cacher notre réussite, à vivre dans la discrétion absolue, par peur d’être attaqué. »
Il a déposé plainte au commissariat de Vélizy. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour tentative de vol avec violences. Aucun suspect n’a pour l’instant été interpellé.
Une série d’agressions inquiétante
Déjà victime d’intimidations et de tentatives de carjacking à trois reprises entre 2022 et 2024, l’homme évoque une escalade inquiétante. « On n’est plus en sécurité, même en pleine journée. » Il appelle à un renforcement de la présence policière et à une réflexion sur la protection des personnes ciblées pour leur apparente aisance financière.
« Je ne veux pas vivre caché, mais je ne veux pas non plus mettre ma famille en danger », conclut-il, visiblement épuisé par cette répétition de violences.
