Eure-et-Loir : Un gendarme ouvre le feu sur un homme armé de couteaux à Chartainvilliers
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn habitant de Chartainvilliers a été blessé par balle par un gendarme alors qu’il menaçait ce dernier avec deux couteaux. L’homme, âgé de 29 ans, a été hospitalisé. Le parquet évoque un acte de légitime défense.
Une intervention de la gendarmerie a été délicate dans la nuit du 26 au 27 mai 2025, à Chartainvilliers (Eure-et-Loir). Un homme de 29 ans a été blessé au bras droit par un tir d’un gendarme alors qu’il tentait de l’agresser avec deux couteaux.
L’individu, présumé innocent à ce stade, a été hospitalisé au centre hospitalier du Coudray, où il a subi une première opération. Une seconde intervention chirurgicale est prévue, la balle n’ayant pas été localisée dans son corps.
Un contexte psychiatrique connu
Selon les informations communiquées par le procureur de la République de Chartres, Frédéric Chevallier au journal L’Echo Républicain, l’agression s’est produite au domicile de l’homme, qu’il partage avec sa mère.
Le soir des faits, l’individu aurait consommé une importante quantité d’alcool. Il aurait ensuite confié à sa mère son intention de mettre fin à ses jours par ce qu’il qualifie de « suicide par policier » — autrement dit, en provoquant les forces de l’ordre pour se faire abattre.
Il s’empare alors de plusieurs couteaux de boucher. Sa mère parvient à les lui soustraire, mais il trouve d’autres armes blanches. Inquiète, elle alerte les gendarmes vers 3 heures du matin.
Un gendarme menacé, un tir en réponse
Une patrouille du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig Sabre) de Lucé, accompagnée de gendarmes de la communauté de brigades de Maintenon, se rend rapidement sur place. Le suspect, déjà connu pour des hospitalisations d’office en psychiatrie, surgit alors à l’entrée de la propriété, armé de deux couteaux.
« Un militaire franchit le portail. L’individu fonce sur lui en brandissant ses armes. Malgré une sommation, il poursuit sa course », précise le procureur. Le gendarme ouvre alors le feu, visant le bras droit de l’agresseur. Ce dernier est ensuite définitivement neutralisé à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique.
Une enquête ouverte pour tentative d’homicide
Le procureur Frédéric Chevallier a confirmé que « le militaire a fait usage de son arme en état de légitime défense ». L’état de santé de l’agresseur ne permet pas encore son audition. Il fera l’objet d’un examen psychiatrique afin de déterminer si une mesure de garde à vue peut être envisagée.
L’enquête a été confiée à la section de recherche d’Orléans et à la brigade de recherche de Dreux. L’homme est poursuivi pour tentative d’homicide et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.
