PSG sacré, la France secouée : Des morts, des centaines de blessés… le triste bilan d’une nuit de chaos
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLa liesse a viré au cauchemar. Alors que le Paris Saint-Germain célébrait sa toute première victoire en Ligue des Champions face à l’Inter Milan, la nuit de samedi à dimanche s’est transformée en une série de violences et de drames à travers toute la France. Le bilan humain et matériel est lourd, laissant un goût amer au lendemain d’un exploit sportif historique.
Deux vies fauchées. À Dax, un adolescent de 17 ans a été mortellement poignardé lors d’un rassemblement festif. À Paris, dans le 15e arrondissement, un homme circulant à deux-roues a été percutée par une voiture et n’a pas survécu. Deux drames qui rappellent, avec cruauté, que l’ivresse de la victoire peut parfois déraper en tragédie.
La capitale, épicentre des débordements, a connu des scènes de chaos. Sur les Champs-Élysées, théâtre habituel des grandes célébrations, les vitrines brisées et les terrasses saccagées témoignent de la violence de la nuit. Des enseignes prestigieuses comme Chanel, Maisons du Monde ou Foot Locker ont été pillées. Les CRS, en première ligne, parlent d’une « nuit très difficile ». « Ils en ont bavé, c’était le bordel », confie l’un d’eux au Parisien.
🔴 Sur le périphérique, une ambulance, possiblement avec un patient à bord, a été prise pour cible. #PsgInter pic.twitter.com/fwitTSMujx
— Cpasdeslol (@cpasdeslol_X) June 1, 2025
Au total, le ministère de l’Intérieur dénombre 559 interpellations, dont 491 à Paris, ayant conduit à 320 gardes à vue, parmi lesquelles 254 dans la capitale. 264 véhicules ont été incendiés, sur un total de 692 départs de feu à travers le pays. Les pompiers, débordés, ont dû faire face à un afflux d’appels tel que le numéro d’urgence 18 a été saturé. Sept d’entre eux ont été blessés, tout comme 22 membres des forces de l’ordre (dont 18 à Paris) et 192 manifestants.
À Grenoble, une voiture a foncé dans la foule, blessant quatre membres d’une même famille, dont deux grièvement. À Coutances, dans la Manche, un policier a été placé en coma artificiel après avoir été touché par un mortier d’artifice.
Face à cette flambée de violence, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a réagi avec fermeté, dénonçant « des barbares venus dans les rues de Paris pour commettre des délits » et saluant les « vrais supporters » qui, eux, ont fêté la victoire dans le respect. Il a déploré que « faire la fête soit devenu synonyme de peur et de sauvagerie ».
Le contraste est saisissant. À l’éclat d’un triomphe historique s’oppose le fracas des vitrines, le crépitement des flammes, les sirènes en boucle. Cette nuit du 31 mai restera gravée, non pas seulement comme celle de la conquête européenne du PSG, mais aussi comme celle où la joie a été submergée par la violence.
Un triste bilan, une fête volée.
