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Nantes : Soirée de chaos après PSG-Inter – Un bus détruit, un magasin pillé, six interpellations

·La rédaction ⏱ 3 min
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Une nuit de violence urbaine a secoué le centre-ville de Nantes samedi soir, à l’issue du match entre le PSG et l’Inter de Milan. Un bus de la Semitan a été pris d’assaut par une foule en furie, tandis qu’un magasin de sport a été pillé. Six personnes ont été interpellées.

Le centre-ville a basculé dans le chaos samedi soir, peu après la fin du match de Ligue des champions opposant le PSG à l’Inter de Milan. Vers 23h30, une marée humaine a déferlé de la place du Bouffay vers la place du Commerce. Si l’ambiance était d’abord festive, la situation a rapidement dégénéré.

Des dizaines de jeunes s’en sont pris à un bus de la Semitan, immobilisé cours des Cinquante Otages. Des témoins rapportent avoir vu des individus grimper sur le toit du véhicule, klaxonner depuis le poste de conduite, et briser systématiquement les vitres, sous les encouragements d’une foule compacte.

« Tout a commencé dans un certain esprit de fête, raconte un témoin. Mais très vite, des gens ont commencé à frapper les voitures. Ensuite, tout s’est emballé. »

Malgré l’intervention d’agents de sécurité de Naolib pour protéger le conducteur et tenter de contenir la foule, la scène a duré près de vingt minutes. Une tentative de désescalade par des passants a échoué : une femme a été violemment repoussée, un homme qui tentait d’intervenir a été frappé.


Peu avant minuit, les forces de l’ordre sont finalement intervenues, dispersant les fauteurs de trouble. La préfecture annonce avoir procédé à six interpellations dans la soirée. En parallèle, un magasin de chaussures de sport situé place du Commerce a été vandalisé et pillé.

Une violence incontrôlée et des risques majeurs

Au lendemain des faits, l’émotion et l’indignation dominent. Nicolas Toquec, délégué syndical FO, dénonce une insécurité croissante et pointe le manque d’anticipation.

« Ce n’est même plus de la violence organisée. C’est une euphorie incontrôlable, un déchaînement sans conscience des conséquences. On ne mesure plus la gravité de ses actes. »

Il insiste sur le danger extrême auquel ont été exposés les usagers comme les agents de conduite. Le bus attaqué fonctionnait au gaz, dont les réservoirs sont situés sur le toit du véhicule.

« Il y a 200 bars de pression dans ces réservoirs. Une rupture, et c’est l’explosion. Ces jeunes ont mis tout le monde en danger. »

Un dispositif de sécurité remis en question

Du côté du personnel de la Semitan, l’incompréhension règne. Un comité social et économique (CSE) extraordinaire doit se tenir lundi pour interpeller la direction sur les conditions de sécurité, jugées insuffisantes.

« Il n’y avait pas assez d’effectifs au PC sécurité, ni suffisamment de forces de l’ordre déployées en ville », déplore Nicolas Toquec.

La préfecture affirme avoir renforcé le dispositif avec la CRS 82 et appelle au calme, rappelant que des enquêtes sont en cours.

La rédaction

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