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En première ligne contre le grand banditisme : Les policiers de la BRI réclament juste une prime due à la dangerosité du métier, « Le bénévolat, c’est stop »

·La rédaction ⏱ 2 min
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En première ligne contre le grand banditisme, les policiers des Brigades de recherche et d’intervention réclament une prime de 500 euros pour compenser une disponibilité permanente non reconnue.

Depuis un mois, les Brigades de recherche et d’intervention (BRI), ces unités d’élite spécialisées dans la lutte contre le grand banditisme et le terrorisme, sont en « grève du zèle ». Comme le relate Europe1, une mobilisation inédite qui touche l’ensemble du territoire, avec en tête la BRI de Marseille, pour dénoncer des conditions de travail jugées « éprouvantes » et une reconnaissance insuffisante de leur engagement.

Ces policiers triés sur le volet, souvent engagés dans des affaires sensibles comme l’arrestation de Mohamed Amra, Rédoine Faïd ou Antonio Ferrara, ne réclament pas des moyens spectaculaires, mais une prime mensuelle de 500 euros. Une somme qu’ils estiment à la hauteur de la pénibilité et de la disponibilité permanente exigées par leur mission.

Des journées sans fin

« Le problème de ce service, c’est que la journée, ils sont censés travailler, et la nuit, ils sont d’astreinte. Ils sont toujours rappelables, 24h/24 », décrit Franck Faraci, enquêteur. « Ce sont des journées à rallonge, des téléphones qui sonnent à n’importe quelle heure… Les règlements de compte, les extorsions, ça se passe la nuit. Là, on ne parle pas de voleurs de poules. C’est la DZ Mafia, c’est tout ça. »

Face à cette surcharge, les agents ont décidé de se limiter au strict minimum prévu par leur contrat. Une manière d’alerter l’administration sur l’incohérence entre les exigences du poste et l’absence de compensations. Ce mouvement, silencieux mais structuré, s’inscrit dans une volonté de dialogue, non de confrontation.

« Le bénévolat, c’est stop ! »

Pour Yann Bastière, référent investigation au syndicat Police Unité, la coupe est pleine : « Ils sont quasiment d’astreinte un week-end sur deux. Vous imaginez ? Vous ne faites pas ce que vous voulez, vous n’allez pas au cinéma en famille, vous ne sortez pas au restaurant, vous ne vous éloignez pas de votre domicile. Et souvent, ce n’est même pas compensé. Donc le bénévolat, des choses comme ça, c’est stop. »

Derrière la revendication d’une prime de 500 euros, c’est la reconnaissance d’un métier à part qui est en jeu. Les policiers des BRI ne demandent pas des privilèges, mais la prise en compte de la réalité de leur quotidien : une vie sous tension, marquée par l’urgence, le danger, et l’abnégation.

Alors que la menace du grand banditisme et du terrorisme reste élevée, ces policiers d’élite alertent : leur engagement a un prix. À l’État désormais de trancher entre silence et reconnaissance.

La rédaction

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