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Ismaël Boudjekada, élu du Doubs, interpellé pour apologie du terrorisme à l’aéroport de Bâle-Mulhouse

·La rédaction ⏱ 3 min
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Déjà condamné pour apologie du terrorisme, l’élu d’opposition à Grand-Charmont dans le Doubs, Ismaël Boudjekada, a de nouveau été interpellé samedi matin à l’aéroport de Bâle-Mulhouse, selon les informations d’Europe 1. Il est suspecté d’avoir récidivé en tenant des propos pro-Hamas ces derniers mois.

La justice s’intéresse une nouvelle fois à Ismaël Boudjekada. Conseiller municipal d’opposition à Grand-Charmont, dans le département du Doubs, l’élu a été interpellé ce samedi matin à l’aéroport international de Bâle-Mulhouse. Il est reproché à l’homme politique de gauche des faits d’apologie du terrorisme, à la suite de plusieurs prises de position publiques favorables au Hamas, organisation considérée comme terroriste par l’Union européenne.

Une récidive après une condamnation en 2024

Ce n’est pas la première fois que Boudjekada est inquiété par la justice. En juin 2024, il avait été condamné par le tribunal de Nanterre pour des faits similaires. Deux jours après les attaques sanglantes du 7 octobre 2023 en Israël, qui avaient coûté la vie à plus de 1 200 personnes, l’élu avait qualifié le Hamas de « mouvement de résistance ». Une déclaration qui avait conduit trois associations, dont l’Organisation juive européenne et le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, à se constituer partie civile.

Le tribunal l’avait alors condamné à 20 000 euros d’amende et à trois ans d’inéligibilité. Une décision qui ne semble pas avoir freiné l’élu, bien au contraire.


Des déclarations provocatrices et répétées

En octobre 2024, Ismaël Boudjekada réitère ses positions en rendant hommage à Yahya Sinouar, chef du Hamas, abattu par l’armée israélienne. Le qualifiant de « héros », l’élu rend ainsi hommage à celui qui est pourtant considéré par les autorités israéliennes comme le cerveau des attaques du 7 octobre.

Dans le même mois, il publie un message sur le réseau social X (anciennement Twitter) dans lequel il affirme, en visant le ministre de l’Intérieur :

« N’en déplaise au lâche Bruno Retailleau, nous sommes nombreux – élus, personnalités de tous bords – à ne pas condamner le 7 octobre et à l’assumer. Alors construisez vite des places de prison, on risque d’être nombreux nourris, logés et blanchis aux frais de la princesse ».

Enfin, en novembre dernier, il commente le lynchage de supporters israéliens du Maccabi Tel Aviv à Amsterdam en déclarant :

« Ils n’en ont pas pris assez. J’aurais aimé être à Amsterdam pour en faire courir quelques-uns ».

Une nouvelle affaire judiciaire en cours

Face à la gravité et à la récurrence de ces propos, plusieurs signalements ont été adressés aux autorités en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, qui oblige tout fonctionnaire à signaler un crime ou un délit dont il a connaissance. L’interpellation de ce samedi matin pourrait marquer le début d’une nouvelle procédure judiciaire à l’encontre d’Ismaël Boudjekada.

Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les suites qui seront données à cette affaire.

La rédaction

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