Meurtre dans une mosquée du Gard : «Aboubakar Cissé était en situation irrégulière, c’était difficile de retrouver sa famille», explique Bruno Retailleau
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a vivement réagi aux critiques de la gauche concernant la prise en charge de la famille d’Aboubakar Cissé, tué le 25 avril dernier dans une mosquée de La Grand-Combe (Gard).
Accusé de ne pas avoir reçu les proches de la victime, le ministre a dénoncé un « mensonge éhonté » et affirmé avoir agi rapidement pour les retrouver.
Invité ce mercredi sur CNews, Bruno Retailleau a rejeté les accusations selon lesquelles il aurait volontairement ignoré la famille d’Aboubakar Cissé. « Je n’ai reçu aucune demande de leur part », a-t-il assuré, tout en précisant qu’il avait chargé le préfet, dès dimanche, de contacter le conseil malien pour faciliter les recherches.
Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur : «C’est un mensonge. Je n’ai jamais refusé de recevoir la famille d’Aboubakar Cissé», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/FgqdDt9oj3
— CNEWS (@CNEWS) April 30, 2025
Selon lui, la situation administrative d’Aboubakar Cissé, en situation irrégulière sur le territoire, aurait compliqué la procédure : « C’était difficile de retrouver sa famille. »
Lundi, les députés de gauche avaient donné la parole aux proches de la victime lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, pointant du doigt l’inaction du ministère de l’Intérieur.
Face à ces accusations, Bruno Retailleau s’est dit « disposé à rencontrer la famille », désormais identifiée. Il a fustigé « les mensonges impunis » de certains responsables politiques : « Sous prétexte qu’ils sont de l’extrême gauche, on les laisse mentir impunément ? »
Le drame s’est déroulé vendredi 25 avril dans la mosquée de La Grand-Combe, au nord d’Alès. Aboubakar Cissé a été poignardé à mort par un individu qui a fui avant de se rendre à la police italienne trois jours plus tard.
Ce dernier a reconnu les faits tout en niant tout mobile religieux. Une information judiciaire a été ouverte pour « meurtre aggravé par la préméditation et la circonstance de commission à raison de la race ou de la religion ».
