Nouvelle agression à l’arme blanche près d’un lycée à Reims : Un adolescent blessé dans un contexte de rivalité entre bandes
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn nouvel épisode de violence secoue la ville de Reims. Ce mardi matin, vers 10 heures, un jeune homme de 17 ans a été agressé à l’arme blanche aux abords du lycée professionnel Joliot-Curie, situé dans le quartier Croix-Rouge. Les faits se sont produits au niveau du gymnase Geo-André, à l’arrière de l’établissement scolaire, alors que la victime faisait du sport.
Selon le procureur de Reims, François Schneider, quatre individus armés de couteaux ont poursuivi le jeune homme avant de le rattraper devant l’entrée du lycée. Comme le relate Le Parisien, ils lui ont infligé deux coups de couteau à l’épaule, ainsi que plusieurs coups au visage. Blessée légèrement, la victime a été transportée à l’hôpital. Son pronostic vital n’est pas engagé.
Le parquet de Reims privilégie la piste d’un règlement de comptes entre bandes rivales, un phénomène déjà observé ces derniers mois dans plusieurs établissements scolaires de la ville. Aucune arrestation n’avait encore été effectuée ce mercredi matin, mais l’enquête se poursuit activement.
Pas d’intrusion, mais un climat préoccupant
Contrairement à l’intrusion violente survenue en mars au lycée Raymond-Kopa, où des jeunes cagoulés et armés de couteaux avaient pénétré dans l’enceinte scolaire, aucun franchissement de l’établissement n’a été signalé cette fois-ci. Le jeune agressé n’est d’ailleurs pas scolarisé au lycée Joliot-Curie.
Les cours ont pu se dérouler normalement dans les salles de classe. Une cellule d’accompagnement psychologique a toutefois été mise en place par les autorités éducatives pour soutenir les élèves et le personnel potentiellement choqués par les événements. La directrice des services départementaux de l’Éducation nationale de la Marne s’est rendue sur place ce mercredi matin.
La vidéosurveillance au cœur des espoirs d’identification
Le maire de Reims, Arnaud Robinet, a réagi dès mardi soir via un message publié sur Facebook : « Je fais confiance à la police et à la justice pour que ces sauvages soient interpellés rapidement grâce à la vidéosurveillance », a-t-il déclaré, en soulignant l’importance de ces dispositifs de sécurité dans la résolution de ce type d’affaires.
Alors que les agressions se multiplient aux abords des établissements scolaires rémois, cette nouvelle affaire relance une fois de plus le débat sur la sécurité des jeunes et les moyens de prévenir la violence entre bandes dans les quartiers sensibles.