Mexique : Une femme nue aperçue au palais de San Luis Potosí, le gouverneur évoque un fantôme
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirSan Luis Potosí (Mexique) – La scène, digne d’un film surréaliste, s’est déroulée le 9 avril 2025. Alors qu’une manifestation d’enseignants battait son plein dans les rues de San Luis Potosí, une femme entièrement nue est apparue à la fenêtre du palais gouvernemental.
Filmée par un manifestant, la silhouette a rapidement enflammé les réseaux sociaux, laissant place aux spéculations les plus folles.
Mais c’est la réaction du gouverneur de l’État, Ricardo Gallardo Cardona, qui a véritablement déconcerté l’opinion publique. Loin de confirmer la présence d’une intruse ou d’apporter une explication rationnelle, l’élu a affirmé avec sérieux qu’il s’agissait… du fantôme de l’impératrice Carlota du Mexique, décédée en 1867.
Une apparition « paranormale » selon le gouverneur
Déterminé à prouver la véracité de ses propos, Gallardo Cardona a même convié les médias à une « visite paranormale » du palais. Il a montré la pièce supposément concernée, qu’il décrit comme « abandonnée », sans meubles, et dont l’accès serait scellé à l’aide d’une clé. « Cette salle n’est jamais ouverte », a-t-il affirmé au média Infobae, en pointant une porte menant à un auditorium verrouillé en permanence.
Selon le gouverneur, les images de vidéosurveillance n’ont capté ni entrée, ni sortie de la femme nue. Pourtant, la vidéo tournée par un manifestant prouve bien sa présence. Un détail intrigue encore plus : d’après lui, la mystérieuse femme portait une blouse blanche « d’une autre époque » et son visage, flouté sur les images, serait « impossible à identifier », rapporte le média Proceso.
Face à cette énigme, Ricardo Gallardo Cardona est allé jusqu’à suggérer… un exorcisme des lieux, pour empêcher toute nouvelle « apparition ».
Ya todo puede ocurrir.
Como ayer, en el mismísimo Palacio de Gobierno de San Luis Potosí.
👇 pic.twitter.com/X4saTjzv62— Héctor de Mauleón (@hdemauleon) April 8, 2025
Des doutes persistants et des critiques virulentes
Si certains s’amusent de cette hypothèse surnaturelle, d’autres la dénoncent comme une diversion grotesque. Le quotidien El País n’a pas mâché ses mots : qualifiant les propos du gouverneur d’« absurdités », il évoque plutôt la présence d’une « travailleuse du sexe » au sein du palais, relançant les questions sur la transparence et la gestion des lieux officiels.
En attendant qu’une enquête plus sérieuse soit menée – si tant est qu’elle ait lieu – l’affaire continue de diviser et d’amuser les internautes. Entre fantôme impérial et scandale potentiel, l’ombre de Carlota plane désormais sur San Luis Potosí… ou peut-être est-ce juste un écran de fumée ?