Quand un député de la République affirme avoir recours à l’IPTV… pourtant illégale en France
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe député La France insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, provoque une nouvelle polémique. Celui-ci a avoué, lors d’un stream diffusé sur la plateforme Twitch, avoir recours à l’IPTV illégale.
En compagnie de son collègue Raphaël Arnault, il a expliqué avoir choisi cette méthode de visionnage pour « ne pas payer des gens qui vont s’en foutre plein les poches ». Comme le relate Le Figaro, ces propos ont été tenus lors de la diffusion des « Actus de la semaine », le 26 mars dernier, où le député s’est montré particulièrement décontracté en abordant le sujet.
« Je ne regarde pas Netflix, j’ai l’IPTV et du coup l’IPTV c’est illégal, et ça ne m’intéresse pas de payer des gens qui vont s’en foutre plein les poches », a déclaré Sébastien Delogu, affirmant être en toute « honnêteté » avec les spectateurs du stream. Ses propos ont soulevé des questions sur la légalité de l’IPTV et sur le rôle des élus dans l’exemplarité qu’ils doivent incarner.
Sébastien Delogu payé 7500 € mensuel par nos impôts dit fièrement frauder. Il passe par IPTV illégal. Ce qui est bien avec LFI c’est qu’ils s’enfoncent eux mêmes. Des cancres élus par leurs semblables. @sebastiendelogu @ArnaultRaphael pic.twitter.com/LbqWZfkfVe
— Nath-K (@KaanNathalie) March 29, 2025
L’IPTV, ou « Internet Protocol Television », permet de recevoir la télévision via internet, en contournant les canaux traditionnels comme le câble, le satellite ou la diffusion hertzienne. Si certaines plateformes légales comme Netflix, MyCanal ou Prime Video utilisent ce procédé, l’IPTV devient illégale lorsque des boîtiers permettent de capter des flux télévisuels sans autorisation, souvent pour accéder à des contenus payants gratuitement.
Cette pratique est un contournement flagrant de la législation sur la propriété intellectuelle. En France, les utilisateurs d’IPTV illégale risquent des sanctions, notamment des avertissements de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), qui peut ensuite engager des poursuites pénales. En 2024, plus de 1600 services IPTV illégaux ont été bloqués en France.
Bien que Delogu ait avoué en toute transparence son recours à cette méthode illégale, ses déclarations risquent d’avoir des conséquences sur son image, et soulèvent des questions sur la responsabilité des élus dans le respect des lois en vigueur.