Il coupe 20 chênes âgés de 30 ans pour faire pousser de la drogue : Voici sa condamnation…
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCe qui aurait pu rester une simple légende forestière s’est révélé être une réalité bien tangible. Dans la forêt domaniale de Vierzon, un homme cultivait du cannabis en pleine nature, allant jusqu’à abattre des chênes pour favoriser la croissance de ses plants.
Mais sa stratégie n’a pas suffi à tromper les forces de l’ordre, qui ont fini par l’interpeller au terme d’une traque minutieuse relate France 3.
Une découverte fortuite qui lance l’enquête
L’affaire commence à l’été 2023 lorsque des agents de l’Office national des forêts (ONF), en mission d’inspection sur la commune de Saint-Laurent, tombent par hasard sur une plantation clandestine. « On procédait à une évaluation de la croissance des chênes quand on a fait cette découverte surprenante », raconte Alexis Hachette, responsable de l’unité territoriale de Vierzon.
L’ampleur des dégâts est frappante. Une vingtaine de chênes, issus d’une régénération naturelle et âgés de 30 ans, ont été sectionnés à 1,20 mètre du sol. « Il voulait que ses plants profitent mieux du soleil, mais il a anéanti des arbres qui auraient pu atteindre 35 mètres de haut », déplore Alexis Hachette.
Face à cette destruction, l’ONF alerte immédiatement la gendarmerie, donnant lieu à une enquête d’ampleur.
Un an de traque et une arrestation spectaculaire
Les gendarmes installent rapidement des caméras sur le site pour tenter d’identifier le cultivateur. Cependant, les premières images ne permettent pas de l’identifier clairement. Faute de preuves suffisantes, l’enquête est temporairement close en décembre 2023.
Mais au printemps 2024, la croissance des plants relance l’investigation. De nouveaux pièges photographiques sont posés et cette fois, bingo : le suspect est formellement identifié.
Pour l’interpeller, les gendarmes déploient une stratégie digne d’un film d’infiltration. « On a enfilé des tenues en bois et on s’est cachés dans les buissons », confie un gendarme. L’attente paye : le 13 juillet 2024, le cultivateur est surpris en pleine action et arrêté sur le site.
Une perquisition à son domicile permet de découvrir près de trois kilos de cannabis sous forme d’herbe et de pollen. Si la production était dédiée à sa consommation personnelle, les dégâts causés à la forêt, eux, sont considérables.
Jugé le mercredi 26 mars 2025, l’homme a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 1 000 euros. Il lui est également interdit de remettre les pieds dans la forêt domaniale de Vierzon.
Les conséquences environnementales de son entreprise sont lourdes. « Il a creusé des trous de 50 centimètres de profondeur pour planter ses pieds… Maintenant, nos ouvriers risquent de se casser la figure. Rien que pour les reboucher, ça va coûter plus de 1 000 euros », précise Alexis Hachette.
Ironie du sort, si cet homme a pu cultiver son cannabis dans cette zone reculée, c’est en partie grâce à l’ONF. « On avait broyé les layons pour surveiller la forêt… », constate l’agent.
