Violences policières à Clermont-Ferrand ? : Un homme en fauteuil roulant bien connu des services de police… Ce que l’on sait !
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUne vidéo virale montrant un policier frappant un homme en fauteuil roulant à Clermont-Ferrand a provoqué une vive indignation et donné lieu à l’ouverture d’une enquête par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Un incident filmé et largement diffusé
Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent trois policiers tentant de maîtriser un homme agité dans son fauteuil roulant, avant que l’un d’eux ne lui assène un coup de poing au visage. La procureure de la République de Clermont-Ferrand, Dominique Puechmaille, a confirmé que « des investigations sont en cours » pour déterminer les circonstances exactes des faits.
Une intervention policière sous tension
L’incident s’est produit mardi, dans le cadre d’une opération de sécurisation renforcée par une Unité de force mobile (UFM). Selon la magistrate, l’homme, bien connu des services de police, aurait « insulté les policiers avant d’utiliser son fauteuil électrique pour leur foncer dessus dans l’intention de les faire tomber » rapporte Le Figaro. Face à cette situation, les agents auraient réagi pour le neutraliser. L’homme a été conduit au commissariat pour être entendu en audition libre. Son état mental, jugé instable, nécessite une expertise avant toute décision judiciaire.
Aujourd’hui, sous mes yeux, dans le quartier de Croix-de-Neyrat, un policier a frappé un homme handicapé d’un coup de poing. Peu importe le contexte, il doit bien exister d’autres façons de maîtriser une personne. C’est choquant.#clermontferrand #croixdeneyrat #police #Police pic.twitter.com/6Z62NQETqk
— Yasin Chelly (@MrChelly0) March 11, 2025
Des réactions indignées
L’affaire suscite un tollé parmi les responsables politiques de gauche et les militants des droits de l’homme. La députée La France Insoumise (LFI) Marianne Maximi a fait part de son indignation, affirmant avoir recueilli « plusieurs témoignages concordants » d’une scène de violence policière. « Quoi qu’il se soit passé avant, le geste n’est absolument pas ce qu’on enseigne dans une école de police », a-t-elle déclaré, avant de saisir l’IGPN et d’adresser un courrier à la procureure en s’appuyant sur l’article 40 du Code de procédure pénale.
Le maire socialiste de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a également réagi sur X (anciennement Twitter), qualifiant les images de « choquantes » et jugeant l’acte « injustifiable autant que disproportionné ». « Toute la lumière doit être faite par la Justice sur cette violence qui ternit l’engagement des forces de l’ordre pour la sécurité des habitants », a-t-il insisté.
Une enquête en cours
Face à la polémique, les policiers impliqués ont fourni leur version des faits et ont déposé plainte. L’IGPN, souvent qualifiée de « police des polices », devra déterminer si l’usage de la force était légitime ou excessif. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes autour des interventions des forces de l’ordre, alimentant les débats sur les violences policières en France.
Il est cependant difficile de tirer une conclusion définitive à partir d’une vidéo de moins de deux secondes, qui ne permet pas de replacer l’action dans son contexte global. Seule l’enquête approfondie de l’IGPN pourra établir avec précision les responsabilités et déterminer si les faits reprochés relèvent d’un usage abusif de la force ou d’une réaction proportionnée des forces de l’ordre.