Hesdin-la-Forêt : Sous l’emprise de l’alcool, elle poignarde un ami et agresse un gendarme
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUne femme de 44 ans, originaire de Berck, a été condamnée par le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer après une nuit de violence survenue à Hesdin-la-Forêt. Alcoolisée, elle a poignardé à plusieurs reprises un ami avant d’agresser un gendarme lors de son interpellation.
Une nuit d’ivresse qui vire au drame
Les faits remontent au 8 novembre 2020, aux alentours de 2 heures du matin. Alertés pour une violente altercation, les gendarmes interviennent devant le domicile d’une femme à Hesdin-la-Forêt. Sur place, ils découvrent un homme gisant au sol, couvert de blessures et en sang. Selon les premiers éléments de l’enquête, une dispute aurait éclaté entre l’homme et l’habitante des lieux à propos d’une relation amoureuse non consentie. Sous l’emprise de l’alcool, la quadragénaire aurait alors saisi un couteau et porté plusieurs coups à son ami comme le relate VDN.
Les militaires procèdent immédiatement à l’interpellation de la suspecte. Mais sur le trajet de la gendarmerie, la femme se montre agressive. Elle arrache le masque d’un gendarme avant de lui cracher au visage.
Pendant ce temps, la victime est prise en charge par les secours et transportée à l’hôpital. Les médecins lui attribuent une incapacité totale de travail (ITT) de dix jours en raison de ses multiples blessures.
Une condamnation avec sursis et interdictions
Placée en garde à vue, la Berckoise est poursuivie pour tentative de meurtre, violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique et violences aggravées. Jugée par le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, elle écope de 24 mois d’emprisonnement, dont 18 avec sursis probatoire pendant deux ans. Durant cette période, elle devra suivre des soins et justifier d’une activité professionnelle.
La peine ferme de six mois pourra être aménagée, notamment sous la forme d’un placement sous surveillance électronique. Par ailleurs, la quadragénaire se voit interdire le port d’une arme durant trois ans. Elle devra également indemniser sa victime, avec une avance de 2 000 euros, en attendant une expertise médicale complémentaire.