Paris : L’agresseur afghan du square Villemin déclaré irresponsable. il avait crevé les yeux de sa victime
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirPlus de deux ans après l’effroyable agression survenue au square Villemin, la chambre de l’instruction de Paris a rendu son verdict ce mardi : Isaac, ressortissant afghan souffrant de schizophrénie, a été déclaré pénalement irresponsable et placé en hôpital psychiatrique sous contrainte.
Un acte de violence extrême
Le 8 octobre 2022, Isaac, alors âgé de 25 ans, avait attaqué un passant assis sur un banc du square Villemin, dans le Xe arrondissement de Paris. Dans un accès de violence inouïe, il lui avait crevé les yeux et poignardé à plusieurs reprises, laissant la victime, Nader, grièvement blessée comme le relate Le Parisien.
Parvenant in extremis à prendre la fuite, Nader avait échappé de justesse à la mort. L’agresseur, en pleine crise de schizophrénie, avait été interpellé quelques minutes plus tard par les forces de l’ordre.
Arrivé en France en mai 2022 via l’Allemagne, Isaac vivait sans emploi, sans domicile fixe et sans antécédents judiciaires. Sa consommation régulière de cannabis aurait contribué à l’aggravation de ses troubles psychiatriques.
Un diagnostic sans appel
Lors des débats, l’expert psychiatre Yon Liova, chef de service du groupe hospitalier universitaire de Paris, a diagnostiqué de « graves troubles psychotiques », exacerbés par la consommation de stupéfiants. Selon lui, Isaac aurait agi sous l’emprise d’un « délire aigu de persécution et d’une désorganisation de la pensée », abolissant totalement son discernement au moment des faits.
Au vu de ces conclusions, la chambre de l’instruction a ordonné son hospitalisation à l’hôpital Sainte-Anne (XIVe). Un protocole de soins, incluant un traitement à vie, devra être établi. Si les conditions le permettent, une prise en charge ambulatoire pourrait être envisagée à l’avenir.
Des interdictions strictes
En parallèle de cette décision, la justice a prononcé plusieurs interdictions à l’encontre d’Isaac. Il lui est désormais interdit de contacter Nader, la victime, ainsi que de porter une arme pendant une période de 20 ans.
Cette affaire, qui a profondément marqué la capitale, soulève une fois encore la question de la prise en charge psychiatrique des personnes souffrant de troubles mentaux sévères et leur dangerosité potentielle lorsqu’elles ne bénéficient pas d’un suivi médical adapté.