Fleury-les-Aubrais : Un policier ouvre le feu lors d’un refus d’obtempérer
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn policier du commissariat d’Orléans a fait usage de son arme de service, samedi 22 février en début de soirée, lors d’une intervention à Fleury-les-Aubrais.
L’incident s’est produit vers 20 heures, rue Marcelin-Berthelot, après qu’un conducteur a refusé de se soumettre à un contrôle routier.
Une course-poursuite mouvementée
Tout a commencé par un refus de priorité dans le secteur du Faubourg-Bannier, à la limite entre Orléans et Fleury-les-Aubrais. Les forces de l’ordre, tentant de l’intercepter, ont vu le conducteur accélérer brusquement pour leur échapper. La fuite s’est poursuivie jusqu’à la tangentielle, où le véhicule en fuite a percuté la pile d’un pont.
Des tirs pour tenter d’immobiliser le véhicule
Alors que les policiers s’apprêtaient à interpeller les occupants du véhicule accidenté, celui-ci a redémarré en marche arrière avant de reprendre la fuite à contresens sur la tangentielle. Face à cette manœuvre dangereuse, un fonctionnaire de police a ouvert le feu à plusieurs reprises, semblant viser le véhicule pour le stopper.
La course-poursuite s’est ensuite poursuivie en zone gendarmerie, dans le secteur de Jargeau, avant un retour dans l’agglomération d’Orléans. C’est finalement sur les quais de Loire, après avoir traversé Saint-Jean-le-Blanc, que le conducteur a été intercepté. Au moment de son interpellation, il se trouvait seul dans la voiture.
Une enquête ouverte
Le suspect a été placé en garde à vue dans le cadre d’une « enquête de flagrance ouverte des chefs de tentative d’homicide volontaire au préjudice des policiers et refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui », a indiqué la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren au journal LaRep.
Par ailleurs, « des vérifications sont en cours concernant les conditions de l’usage de l’arme » par le policier, a-t-elle ajouté. L’enquête devra déterminer les circonstances précises de l’incident et établir si l’emploi de l’arme de service était justifié face à la situation.