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“Je voulais qu’elle souffre” : Il fabrique des montages pornographiques de son ex et les diffuse sur les réseaux sociaux

·La rédaction ⏱ 2 min
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Un habitant d’Arpajon, âgé de 36 ans, a été condamné mercredi 12 février par le tribunal correctionnel d’Évry à 15 mois d’emprisonnement avec sursis pour harcèlement sexuel, usurpation d’identité et consultation d’images à caractère pédopornographique.

Pendant des semaines, Emile* s’est livré à une véritable campagne de harcèlement contre son ex-compagne, la mère de ses deux filles, en piratant ses comptes sur les réseaux sociaux et en créant de faux profils à son nom.

Il a réalisé des photomontages pornographiques en superposant son visage sur des images explicites et les a diffusés massivement sur Internet comme le relate actu.fr.

« Je voulais qu’elle aille aussi mal que moi », a reconnu le prévenu, honteux, face aux juges. Il n’a pas non plus épargné les proches de son ex-compagne, notamment ses sœurs, en réalisant des montages dégradants dans le but de ternir leur réputation. « Il n’y avait que votre vengeance qui comptait », a rétorqué la présidente du tribunal.

Les conséquences de cet acharnement ont été lourdes pour la victime, Myriam*, qui a obtenu une Interruption Temporaire de Travail (ITT) de 21 jours, une durée inhabituelle dans ce type d’affaire. « Je vis sous antidépresseurs depuis des mois », a-t-elle confié à la barre, réclamant une interdiction de contact à l’encontre du père de ses enfants.

L’enquête a révélé que le prévenu passait ses journées à télécharger des images pornographiques sur l’application Telegram et à fabriquer des montages diffamatoires. Arrêté en septembre 2022, il a reconnu les faits en expliquant que ces actes lui procuraient un soulagement temporaire, suivis d’un sentiment de culpabilité.

Au terme de l’audience, Emile a été condamné à 15 mois de prison avec sursis. Cette peine s’accompagne de mesures restrictives, dont l’interdiction d’entrer en contact avec la victime. Un jugement qui souligne la gravité des faits et la nécessité de protéger les victimes de cyberharcèlement.

*Prénoms modifiés

La rédaction

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

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