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Paris : une femme atteinte du syndrome de Diogène périt dans l’incendie de son appartement

·La rédaction ⏱ 3 min
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Un incendie dramatique a coûte la vie à une femme, mardi soir, dans un immeuble du XIVe arrondissement de Paris. La victime, atteinte du syndrome de Diogène, vivait dans un studio encombré d’objets accumulés. Les circonstances de l’incendie sont encore en cours d’enquête.

Une intervention rapide mais vaine

Mardi soir, vers 19h30, les pompiers ont été alertés pour un incendie au 9, rue Alfred Durand-Claye. « Il commençait à y avoir un peu de fumée. Ils ont fait le tour des étages afin de faire sortir ceux qui étaient présents », relate Thierry, un habitant de l’immeuble au journale Le Parisien.

Malgré leur rapidité d’action, les secours n’ont pas pu sauver la résidente du rez-de-chaussée, déjà morte à leur arrivée. L’incendie n’a pas fait d’autres victimes, mais plusieurs habitants ont dû être évacués.

Un logement encombré et propice au drame

Au lendemain de l’incendie, les stigmates de la tragédie sont visibles sur la façade noircie du bâtiment. La porte du studio de la victime est restée entrouverte, laissant apercevoir un amoncellement d’objets divers : vêtements, emballages plastiques, livres… « Et encore, ils en ont sorti plusieurs bennes pendant la nuit », confie Dominique (nom modifié), une voisine. « Un pompier m’a dit qu’il n’avait jamais vu cela. »

La victime souffrait du syndrome de Diogène, un trouble du comportement caractérisé par une accumulation compulsive d’objets et de détritus. « Quand on voit cela, on se dit qu’il y avait tout ce qu’il fallait pour que ça brûle et que cela aurait pu se propager à l’étage du dessus », souligne Thierry.

Une femme discrète et cultivée

Les voisins connaissaient peu la défunte. « Je n’arrive même pas à mettre un visage », avoue Thierry. D’autres se souviennent d’une femme brune, âgée d’une quarantaine d’années, qui menait une carrière brillante. « Elle avait un super poste dans une administration ou un ministère et partait souvent à l’étranger, notamment aux États-Unis. Elle parlait plusieurs langues et avait même donné des cours à mon fils », raconte Dominique.

Certains avaient déjà eu des soupçons sur ses conditions de vie. « En 2011, elle avait eu un dégât des eaux et avait demandé de l’aide à mon mari. Mais on ne pouvait même pas ouvrir sa porte », se souvient une voisine.

Un drame malheureusement récurrent

Ce n’est pas la première fois qu’un tel incendie se produit. En janvier dernier, un homme atteint du syndrome de Diogène avait perdu la vie dans le XVIIe arrondissement. L’année précédente, deux autres victimes avaient péri dans des circonstances similaires à Clamart et à La Garenne-Colombes. Plus tard, un incendie à Palaiseau (Essonne) avait également été provoqué par l’accumulation d’objets.

L’enquête confiée au commissariat local devra déterminer les causes exactes du drame. Mais ce nouvel incident met une fois de plus en lumière les dangers du syndrome de Diogène et la difficulté d’identifier et d’accompagner les personnes qui en souffrent.

La rédaction

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