Bagneux : Un lycéen grièvement blessé à l’arme blanche au lycée Saint-Gabriel, deux suspects interpellés
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn lycéen de 17 ans a été poignardé et grièvement blessé ce mardi après-midi au lycée Saint-Gabriel à Bagneux (Hauts-de-Seine).
Son pronostic vital est engagé. Deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. La police judiciaire est en charge de l’enquête.
Une agression d’une rare violence
Les faits se sont déroulés aux alentours de 16 heures, au sein de l’établissement scolaire. Selon plusieurs sources proches du dossier, un différend entre l’agresseur et la victime serait à l’origine de cette violente altercation, comme le relate Actu17. L’élève blessé, atteint à l’abdomen, a été pris en charge en urgence absolue et transporté à l’hôpital national d’instruction des Armées Percy, à Clamart.
Deux suspects rapidement interpellés
Le parquet de Nanterre a confirmé l’arrestation de deux suspects. L’auteur présumé, un étudiant de 20 ans scolarisé en BTS, a été identifié et interpellé peu après les faits par les policiers de la compagnie de sécurisation et d’intervention des Hauts-de-Seine (CSI 92) à l’hôpital Saint-Joseph, dans le XIVe arrondissement de Paris. Il présentait une blessure à la main, probablement consécutive à l’agression.
Un second suspect a été interpellé dans une salle de classe de l’établissement. Il est soupçonné d’avoir aidé l’agresseur à prendre la fuite. Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue. « L’agresseur présumé a déclaré s’être débarrassé du couteau dans sa fuite », a indiqué une source proche de l’enquête.
Une enquête ouverte pour tentative de meurtre
Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour « tentative de meurtre suite à des violences commises avec une arme blanche ». Les investigations ont été confiées aux policiers du Service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine (SDPJ 92).
Jean-Michel Melicine, délégué du syndicat de police Un1té en charge de la CSI 92, a tenu à saluer le travail des forces de l’ordre : « Malgré le manque de moyens, que ce soit au niveau du budget, des véhicules et de la cartographie des officiers de police judiciaire (OPJ), nos collègues ont encore démontré leur efficacité ».
Des réactions inquiètes face à la violence juvénile
Cette nouvelle agression relance le débat sur la violence au sein de la jeunesse. Éric Henry, délégué national du syndicat Alliance Police Nationale, exprime sa colère et son inquiétude : « Un jour sans fin ! Encore cette jeunesse qui s’entretue. La vie est totalement désacralisée pour cette génération. Un motif futile suffit pour déclencher un déferlement de violences pouvant aller jusqu’à la mort. »
Face à ces événements tragiques, l’établissement scolaire et les autorités locales devront prendre des mesures pour garantir la sécurité des élèves et du personnel. L’enquête en cours devra permettre d’établir les circonstances précises du drame et de faire toute la lumière sur les responsabilités de chacun.