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Gard : 20 ans après avoir égorgé sa fille, il revient devant le cimetière où elle repose pour se suicider

·La rédaction ⏱ 2 min
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Ce jeudi 9 janvier, à Bergerac, un corps a été découvert dans une camionnette garée devant le cimetière de la Beylive. Il s’agit d’un homme de 69 ans, anciennement condamné pour le meurtre de sa fille en 2001. Ce décès, accompagné d’éléments troublants, suscite de nombreuses interrogations parmi les enquêteurs.

Une découverte macabre

Alors qu’ils effectuaient un contrôle routier de routine devant le cimetière, les policiers ont été alertés par un passant signalant une camionnette de location stationnée depuis plusieurs jours sur le parking. Comme le relate France Bleu, après avoir vérifié la plaque d’immatriculation, les forces de l’ordre constatent que le véhicule est déclaré volé. En ouvrant les portes arrière, ils découvrent le corps d’un homme, tenant un revolver dans chaque main, accompagné d’une lettre d’adieu signée « Jean-Jacques B. ».

Un nom qui rappelle un drame

Jean-Jacques B. n’est pas un inconnu des archives judiciaires. En 2001, cet apiculteur du Gard avait assassiné sa fille de cinq ans, Héloïse, en pleine rue à Bergerac, poignardé son ex-compagne, et tenté de se donner la mort. Ce drame avait ébranlé la région. Condamné en 2003 à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Dordogne, il avait retrouvé la liberté après avoir purgé sa peine et s’était retiré dans son village des Cévennes.

Deux semaines avant de mettre fin à ses jours, Jean-Jacques B. avait loué une camionnette et parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour retourner à Bergerac, là où repose sa fille.

Un suicide aux circonstances suspectes

La lettre laissée par l’homme confirme son intention de mettre fin à ses jours. Une autopsie a validé cette hypothèse. Cependant, la police poursuit ses investigations, étant donné le contenu surprenant de la camionnette : outre les deux revolvers – datant du XIXe siècle –, les agents ont mis la main sur une cagoule, des serre-flex, des gants et des plaques d’immatriculation factices, des éléments pouvant suggérer une préparation à des actes criminels.

Une enquête en cours

Le parquet de Bergerac n’a pas souhaité commenter ces développements. La division de la criminalité organisée et spécialisée de la police de Périgueux a été saisie pour faire la lumière sur cette affaire. Les enquêteurs cherchent à établir un éventuel lien entre Jean-Jacques B. et des cambriolages ou braquages récents dans la région.

En attendant les conclusions de l’enquête, cette macabre épilogue ravive le souvenir douloureux d’un drame familial qui avait marqué Bergerac il y a plus de deux décennies.

La rédaction

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