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Val-d’Oise : «On va te crever, sale flic de merde», roué de coups puis étrangler dans un train, ce jeune policier ne doit la vie qu’à l’intervention d’un passager

·La rédaction ⏱ 3 min
Val-d’Oise : «On va te crever, sale flic de merde», roué de coups puis étrangler dans un train, ce jeune policier ne doit la vie qu’à l’intervention d’un passager Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

Les faits remontent à novembre 2021 : un jeune policier de 26 ans a été roué de coups et étranglé dans un train de la ligne H, à Ermont, dans le Val-d’Oise. Le procès des quatre accusés s’ouvre ce lundi 20 janvier devant la cour d’assises des mineurs du département.

Une agression d’une extrême violence

Le 2 novembre 2021, ce fonctionnaire affecté à la Brigade des Réseaux Franciliens (BRF), rentrait chez lui en civil après sa journée de travail. Comme le relate Le Figaro, alors qu’il voyageait seul dans un train de la ligne H, il a été pris pour cible par un groupe de quatre individus, qui venaient d’agresser un autre passager. Sous prétexte de lui demander une cigarette, ils l’ont violemment attaqué, lui assénant une vingtaine de coups et le maintenant en étranglement pendant plus d’une minute.

D’après les témoignages, des menaces explicites ont été proférées : « On sait que tu es flic ! On va te crever ! » L’intervention courageuse d’un passager a mis fin au calvaire du jeune policier, sauvant une vie qui ne tenait qu’à un fil. La victime a ensuite été transportée à l’hôpital, souffrant notamment d’un traumatisme crânien, d’une fracture du nez et de multiples contusions.

Une enquête sous tension

Les quatre agresseurs présumés ont été interpellés après une série d’autres violences, notamment une tentative de cambriolage. Parmi eux, trois majeurs originaires de Guadeloupe et un mineur portugais de 16 ans. Ce dernier, identifié comme ayant porté les coups les plus graves, a reconnu l’étranglement mais réfute toute intention de tuer.

Les accusés encourent des peines particulièrement lourdes : jusqu’à 30 ans de réclusion pour l’adolescent si l’excuse de minorité est levée, et la perpétuité pour les deux principaux accusés majeurs.

Un procès sous haute tension

La question centrale du procès sera de déterminer si les agresseurs savaient que la victime était policier, un statut qui constitue une circonstance aggravante. Pour l’avocat de la victime, Me Louis Cailliez, les preuves sont accablantes : « Mon client a été ciblé parce qu’il était policier. Les insultes et la violence extrême en sont la preuve. »

Du côté des accusés, les versions oscillent, certains niant avoir eu connaissance de la profession de la victime. Selon leur défense, il s’agirait d’une agression arbitraire et non préméditée.

Un policier traumatisé à vie

Le fonctionnaire, qui a depuis quitté la région parisienne pour poursuivre sa carrière en province, reste marqué à jamais. Son avocat insiste : « Ce procès est essentiel pour qu’il puisse reconstruire sa vie et pour que justice soit rendue. »

Le verdict est attendu vendredi 24 janvier. Ce procès constitue un symbole de la lutte contre les agressions visant les forces de l’ordre et la préservation de leur autorité dans l’exercice de leurs fonctions.

La rédaction

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