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Oise : Sous bracelet électronique, il va chercher les ennuis et se rebeller face aux policiers municipaux

·La rédaction ⏱ 2 min
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Lundi 16 décembre, à la sortie de l’école Paul-Bert, un incident avec un homme de 28 ans, a conduit à son interpellation musclée par la police municipale. Le prévenu, déjà en détention à domicile sous surveillance électronique, a été condamné mercredi 18 décembre à une peine de quatre mois de prison ferme pour rébellion.

Un geste anodin qui dégénère

Alors qu’il s’éloignait de l’école pour fumer, Oualid Allalou a été sommé par une agente de la police municipale de quitter les abords de l’établissement. Comme le relate Oise-Hebdo, l’agent a expliqué que l’homme la fixait de manière insistante, provoquant ainsi son intervention. Refusant d’obtempérer, l’homme a rapidement été pris en charge par plusieurs policiers municipaux venus en renfort.

Pris de panique en raison de son statut judiciaire, l’homme aurait tenté de fournir une fausse identité. Lors de l’interpellation, il a gesticulé et, sans intention de nuire selon lui, sa main a heurté le visage d’une policière. « Je n’ai jamais voulu la frapper », a-t-il expliqué devant le tribunal. Cependant, il aurait tenté de fuir en adressant un doigt d’honneur aux forces de l’ordre.

Des preuves vidéo partiellement concluantes

Lors de l’audience, la présidente du tribunal a précisé que la scène avait été filmée par une caméra-piéton de la police. L’enregistrement ne montre cependant pas explicitement le doigt d’honneur, ni les insultes présumées. Seulement deux policiers affirment l’avoir vu.

Un passé judiciaire marqué

La lecture de son casier judiciaire a révélé trois condamnations précédentes pour des faits d’exhibition sexuelle. « J’ai fermé la porte à mon passé », a déclaré Allalou. Néanmoins, le procureur a rappelé que l’homme aurait lancé aux policiers : « Vous êtes morts ! », des propos que le prévenu ne reconnait pas mais il insinue que «c’est dans son langage».

Une condamnation pour rébellion

Le procureur avait requis huit mois de prison, incluant quatre mois pour rébellion et quatre pour outrage. Toutefois, le tribunal a relaxé Oualid Allalou pour les faits d’outrage, retenant uniquement la rébellion. L’homme a été conduit directement à la maison d’arrêt de Beauvais pour purger sa peine.

À quelques jours de la fin de sa peine sous bracelet électronique, Oualid Allalou devra finalement passer quatre mois derrière les barreaux.

La rédaction

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