Hauts-de-Seine : Un policier de la BAC violemment pris à partie, après s’être retrouvé isolé de ses collègues
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDans la nuit de mercredi à jeudi, un policier de la Brigade anticriminalité (BAC) du département des Hauts-de-Seine (92) a été violemment pris à partie par un groupe d’individus à Châtenay-Malabry.
Selon les informations relayées sur les réseaux sociaux, notamment par le syndicat Alliance Police, les faits se sont déroulés lors d’une intervention où le policier s’est retrouvé isolé de ses collègues. Victime de coups de poing, de pieds, et même de coups d’une barre de fer, l’agent n’a dû son salut qu’à l’usage dissuasif de son arme de service, provoquant la fuite des agresseurs. L’intervention médicale a conclu à trois jours d’incapacité totale de travail (ITT) pour le fonctionnaire.
Comme l’a expliqué dans un Tweet le journaliste Amaury Bucco, tout commence par un guet-apens tendu à un équipage de police près d’un petit centre commercial de Fontenay-aux-Roses, à une heure du matin. Selon les premières informations, cet acte pourrait être une réaction à la mort d’un homme trentenaire survenue mardi dernier lors de sa garde à vue au commissariat de Bagneux. L’enquête en cours n’a pas relevé de comportement fautif de la part des policiers à ce stade.
Lors de cette nuit agitée, une vingtaine d’individus cagoulés et vêtus de noir attaquent les forces de l’ordre à coups de mortiers et de projectiles divers. Rapidement, les policiers demandent des renforts.
Un policier isolé et pris pour cible
Les renforts arrivés sur les lieux tentent de disperser les assaillants, qui prennent la fuite en se scindant entre les immeubles. Plusieurs agents s’engagent alors dans une poursuite à pied. L’un d’entre eux, séparé de son binôme, se retrouve isolé à Châtenay-Malabry. Il est alors encerclé par quatre hommes qui comprennent rapidement sa situation de vulnérabilité. Selon des informations transmises par une source policière, ces individus tentent de prendre le dessus sur l’agent.
La vidéo relayée montre le policier tentant de s’imposer face à ses agresseurs. L’un d’eux, tout en le frappant, l’aurait menacé de le brûler. Epuisé par la course et le combat inégal, le fonctionnaire finit par sortir son arme de service, doigt sur la gâchette. Cette action dissuasive pousse les agresseurs à prendre la fuite.
🔴@Valeurs | Vidéo authentifiée par une source policière, montrant un policier pris à partie dans la nuit de mercredi à ce jeudi 12 décembre, vers une heure du matin, dans le secteur « Charles Longier » à Chatenay Malabry (92). Quatre personnes s’en sont pris à un policier isolé de… pic.twitter.com/qPokxKa8jb
— Amaury Bucco (@AmauryBucco) December 12, 2024
Conséquences et interpellations
Le policier, bien que légèrement blessé physiquement, est marqué psychologiquement par cet épisode. La hiérarchie policière, craignant un effet de contagion après l’affaire Nahel, a renforcé les directives concernant l’usage des armes à feu depuis le tir controversé d’un agent de la BAC à Nanterre, le 2 décembre dernier.
L’un des présumés agresseurs a été interpellé grâce à l’arrivée rapide de renforts. Les trois autres individus ont réussi à s’éclipser. L’enquête se poursuit pour les identifier et les appréhender.