Aveyron : Les gendarmes accueillis par des coups et des insultes alors qu’ils tentaient de mettre fin à une violente dispute conjugale
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn épisode de violence conjugale a été jugé par le tribunal correctionnel ce mercredi 6 novembre 2024. Les faits, survenus le 26 mars dernier à Saint-Affrique, dans l’Aveyron, ont donné lieu à une soirée particulièrement agitée, marquée par des échanges de coups et une intervention musclée des forces de l’ordre.
Une dispute éclate entre un couple dans leur appartement. Comme le relate Centre Presse Aveyron, la jeune femme, sous l’emprise de l’alcool, se montre particulièrement violente envers son compagnon, le menaçant même d’un couteau. Alertés par les cris, les pompiers puis les gendarmes interviennent.
Une résistance farouche
Lors de leur arrivée, les forces de l’ordre découvrent un logement dans un état lamentable et les deux protagonistes visiblement marqués. Si l’intervention permet initialement de calmer les esprits, la situation dégénère rapidement lorsque les gendarmes tentent d’emmener la jeune femme à l’hôpital.
Sous l’effet de la colère et de l’alcool, cette dernière se montre particulièrement agressive envers les militaires, les insultant et les frappant à plusieurs reprises. Cinq gendarmes sont nécessaires pour la maîtriser et la conduire aux urgences.
Un homme relaxé, une femme condamnée
Présentée devant le tribunal, la jeune femme, qui a depuis déménagé en Bretagne, n’a pas souhaité s’expliquer sur les faits. Son ex-compagnon, également poursuivi pour violences conjugales, a nié les accusations portées contre lui, affirmant avoir agi en état de légitime défense face à l’agressivité de son ex-compagne.
Si le tribunal a relaxé l’homme, jugeant qu’il avait pu se sentir en danger, la jeune femme a été condamnée à neuf mois de prison, assortis d’un bracelet électronique. Les deux ex-conjoints se voient également interdire tout contact pour une durée de cinq ans. Les gendarmes, victimes de ces violences, ont quant à eux obtenu une indemnisation de 500 euros.
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