Rennes : Un enfant de 5 ans entre la vie et la mort après des tirs, les CRS envoyés en urgence
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn enfant de cinq ans, blessé à la tête lors d’une fusillade liée à un règlement de comptes sur fond de trafic de drogue, lutte actuellement pour sa survie.
La scène, survenue samedi soir dans les environs de Rennes, a conduit le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau à mobiliser des compagnies républicaines de sécurité (CRS) dans le quartier de Maurepas, qualifié par le ministre de « point de contrôle des narcoracailles ». Cette intervention vise à restaurer la sécurité dans cette zone fortement touchée par le narcotrafic.
Le père de l’enfant, visiblement ciblé par un groupe d’individus encagoulés, a tenté de mettre son fils en sécurité en rejoignant le domicile de la mère de celui-ci. Selon le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, une voiture a poursuivi leur véhicule, et malgré les efforts du père pour échapper aux assaillants, ces derniers ont ouvert le feu, touchant l’enfant à deux reprises à la tête. Ce dernier a subi plusieurs interventions chirurgicales, mais son état reste critique comme le relate Le Monde.
Le parquet de Rennes a immédiatement ouvert une enquête pour tentative d’homicide, qualifiant cet acte de prémédité et en bande organisée. La section de recherches de la gendarmerie ainsi que l’antenne locale de l’Office antistupéfiants (Ofast) sont en charge des investigations, qui pourraient faire le lien avec les réseaux de stupéfiants actifs dans la région.
Dimanche soir, des CRS spécialisés dans la gestion des violences urbaines ont été déployés, renforçant la présence policière dans le secteur de Maurepas. Le quartier a longtemps été le théâtre de diverses activités criminelles, notamment des trafics de stupéfiants, bien connus des résidents locaux.
Le préfet de Bretagne, Amaury de Saint-Quentin, a lui-même constaté la situation lundi soir et a annoncé des opérations renforcées dans les jours à venir pour démanteler ce réseau. La maire de Rennes, Nathalie Appéré, a souligné l’urgence d’une réponse nationale, appelant à la création d’un parquet antistupéfiants afin de faire face à la criminalité organisée.