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Prison de Fleury-Mérogis : Il poignarde son co-détenu à la gorge… pour du chorizo

·La rédaction ⏱ 3 min
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Ce jeudi, le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes a condamné un détenu de 36 ans à deux ans de prison ferme pour avoir poignardé son codétenu à la gorge, le 21 octobre dernier, au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. L’agression, survenue pour un motif des plus futiles, a laissé la victime gravement blessée et toujours marquée par un imposant pansement au cou.

Un différend autour d’un morceau de chorizo

Les faits remontent à la fin d’après-midi du 21 octobre, aux alentours de 18 heures. Comme le relate Le Parisien, une dispute éclate dans une cellule occupée par trois détenus, rapidement dégénérant en bagarre. Le prétexte : un morceau de chorizo. Selon la victime, elle aurait pris ce qui lui appartenait de la cantine, avant que l’agresseur ne réclame le produit de manière agressive. « Il me dit que c’est à lui, mais j’avais mon bon de cantine », a-t-elle expliqué au tribunal. Les coups ne tardent pas à voler, avant qu’un troisième détenu n’intervienne pour tenter de séparer les deux hommes.

La situation s’envenime rapidement et la bagarre reprend, cette fois-ci avec plus de violence. Selon le prévenu, après avoir été frappé à la tête avec une casserole par la victime, il s’est emparé d’un couteau présent sur la table pour se défendre. « C’est à ce moment-là que je l’ai attaqué avec le couteau », a reconnu l’agresseur. La victime, blessée à la gorge, a été transportée d’urgence à l’hôpital.

Des versions divergentes devant le tribunal

Lors de l’audience, les récits des deux protagonistes se sont contredits. La victime affirme avoir été frappée alors qu’elle se trouvait dos à son agresseur et tenait une casserole pour préparer du café. En revanche, le prévenu, qui n’en est pas à sa première condamnation pour violences, soutient qu’il a réagi en état de légitime défense. Interrogé sur la gravité de ses actes, notamment la localisation des coups au niveau de la gorge, il a justifié ses gestes par la précipitation : « Je voulais juste qu’il arrête de me frapper, je n’ai pas eu le temps de viser. »

Le poids des conditions de détention

L’avocat du prévenu, Me Frédéric Bardy, a souligné lors de sa plaidoirie le contexte difficile de la détention à Fleury-Mérogis, pointant du doigt les tensions permanentes et les conditions carcérales souvent à l’origine de tels comportements violents. « Ce sont des environnements où les esprits peuvent facilement s’échauffer, jusqu’à atteindre un point de rupture. »

Déjà incarcéré pour d’autres faits, le prévenu devait initialement sortir de détention en 2025. Cette nouvelle condamnation lui vaut une prolongation de deux ans supplémentaires. Quant à la victime, encore marquée physiquement par l’attaque, elle reste sous surveillance médicale et porte toujours un pansement imposant au cou.

La rédaction

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