Budget 2025 : Impôts, réduction de postes, taxe sur l’électricité. Ce qui va se passer…
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe 10 octobre 2024, le gouvernement a dévoilé son projet de loi de finances pour 2025, avec un objectif clair : réduire le déficit public à 5% du PIB, après un dérapage à 6,1% en 2024.
Les ministres du Budget, Laurent Saint-Martin, et de l’Économie, Antoine Armand, ont présenté un plan qui combine des baisses de dépenses et des hausses de recettes pour un total de 60 milliards d’euros. Voici les principales mesures annoncées.
Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
Pendant trois ans, environ 65 000 foyers fiscaux aux revenus les plus élevés seront soumis à une contribution exceptionnelle. Elle vise à garantir un taux d’imposition minimum de 20% pour les foyers dont les revenus dépassent 250 000 euros pour une personne seule et 500 000 euros pour un couple. Cette mesure devrait rapporter 2 milliards d’euros en 2025.
Impôt sur les sociétés : un effort temporaire pour les grandes entreprises
Les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 1 milliard d’euros seront également concernées par une augmentation temporaire de l’impôt sur les sociétés. En 2025, le taux passera à 36% pour celles avec un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards, et à 30% pour celles situées entre 1 et 3 milliards. Cette mesure est prévue pour générer 8 milliards d’euros de recettes supplémentaires en 2025.
Suppression de postes dans l’Éducation et réforme des aides aux entreprises
Le secteur public ne sera pas épargné. Le gouvernement prévoit la suppression de 2 200 postes dans l’administration, dont 2 030 dans l’Éducation nationale. Le ministère a justifié ces suppressions par la baisse prévue du nombre d’élèves.
En parallèle, les aides aux entreprises subiront des ajustements. La baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) est reportée à 2028, permettant de maintenir 1,1 milliard d’euros de recettes. Les primes à l’apprentissage seront également réduites.
Revalorisation des pensions de retraite reportée
Le gouvernement a confirmé le report de six mois de la revalorisation des pensions de retraite, initialement prévue en janvier 2025. Ce décalage devrait permettre de réaliser 3,6 milliards d’euros d’économies.
Taxe sur l’électricité et malus automobile renforcés
Sur le plan énergétique, la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), qui avait été réduite pendant la crise, sera relevée à environ 50 euros/MWh en février 2025. Bercy assure que malgré cette hausse, les factures baisseront d’au moins 9% en raison du recul des prix de l’électricité sur les marchés.
Concernant le secteur automobile, le malus sur les véhicules les plus polluants sera durci. À partir de 2025, les véhicules émettant plus de 113 g de CO2/km seront concernés, contre 118 g actuellement. Le malus sur les véhicules les plus lourds sera également renforcé en 2026.
Conclusion
Avec ces mesures, le gouvernement vise un rééquilibrage budgétaire en alliant rigueur fiscale et ajustements des dépenses publiques. Toutefois, ces annonces, notamment celles concernant la réduction des effectifs dans l’Éducation et le report de la revalorisation des retraites, ne manqueront pas de susciter des débats animés lors de leur passage devant le Parlement.