Polémique après la diffusion d’une photo des rugbymen français accusés de viol dans leur résidence surveillée en Argentine. Regardez
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLa polémique enfle autour de l’affaire Jegou-Auradou, après la diffusion d’une photo des deux joueurs accusés de viol. Hugo Auradou et Oscar Jegou, rugbymen français inculpés de viol en Argentine, sont actuellement placés en résidence surveillée. Leur avocat argentin, Me Rafael Cuneo Libarona, a publié un cliché qui a déclenché une vive controverse.
Le mercredi 17 juillet, le parquet a décidé de placer les deux rugbymen en détention surveillée dans une résidence à Mendoza. Dès le lendemain, Me Rafael Cuneo Libarona a partagé une photo sur son compte Instagram privé, le montrant en compagnie de ses clients, tous trois souriants. L’image est rapidement devenue virale, provoquant l’indignation de la défense et de nombreux observateurs.
L’avocate de la plaignante, une Argentine de 39 ans, a vivement réagi. “Cette photo affecte encore plus la santé de la plaignante, elle est dévastée car ça lui donne la sensation qu’ils sont victimes et qu’elle est coupable”, a déclaré Natacha Romano au Parisien. Elle demande une sanction contre Me Cuneo Libarona, rapporte L’Équipe.
La foto por lo que la querella pide sanciones.
La imagen la subió Rafael Cúneo Libarona a su Instagram acompañado de:“J’ai confiance á 100% en son innocence” Tengo 100% de confianza en su inocencia @LVDiez pic.twitter.com/oLgaywX0Vs
— Mailen (@MailenSanchez5) July 18, 2024
Me Cuneo Libarona avait argumenté pour le placement en résidence surveillée, assurant que des garanties avaient été apportées et qu’il n’y avait aucun risque de fuite. Dans un entretien accordé lundi et rapporté par l’AFP, il avait exprimé sa volonté d’obtenir ce placement “le plus rapidement possible afin de préserver l’intégrité physique et morale des deux joueurs”.
Les accusations portées contre Hugo Auradou, 20 ans, sous contrat avec Pau, et Oscar Jegou, 21 ans, joueur de La Rochelle, sont graves. Ils sont accusés d’avoir violé et agressé une femme dans une chambre d’hôtel dans la nuit du 6 au 7 juillet. S’ils sont reconnus coupables, ils encourent entre huit et vingt ans de prison.
La diffusion de la photo des deux rugbymen aux côtés de leur avocat est perçue par beaucoup comme une atteinte à la dignité de la plaignante et comme une tentative de minimiser la gravité des accusations. Le débat sur la façon dont cette affaire est médiatisée et gérée par les différentes parties ne fait que commencer.
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