Soupçonné d’avoir volontairement percuté un policier, il nie les faits et reste libre
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe jeune homme de 23 ans, accusé de tentative d’homicide sur une personne dépositaire de l’autorité publique, est désormais libre après une enquête de près de deux semaines. Interpellé en début de semaine et placé en garde à vue, il a dû répondre de son comportement le 21 juin dernier, à 17h30, cheminement le Tintoret dans le quartier du Mirail à Toulouse.
Le suspect reconnaît avoir refusé d’obtempérer mais nie fermement avoir percuté un policier ce jour-là. Selon ses déclarations, il aurait “paniqué” et tenté d’éviter le policier qui, selon lui, pointait une arme dans sa direction. Il affirme que le policier s’est blessé en chutant sans jamais entrer en collision avec lui. En revanche, le policier a reçu un jour d’interruption totale de travail prescrit par un médecin légiste pour des douleurs et des dermabrasions aux membres inférieurs et supérieurs.
Deux Versions qui S’Opposent
Defendu par Me Pierre Le Bonjour, le suspect a livré une version des faits où il affirme avoir fait un écart pour éviter le policier. Selon lui, ce geste était une tentative de se protéger, non pas une agression délibérée.
Cependant, cette version des faits est contestée par les policiers présents sur place. Malgré ces divergences, le jeune homme devra répondre des accusations de “violences avec arme par destination” devant le tribunal correctionnel en novembre.
“Il n’a même pas été placé sous contrôle judiciaire”, a précisé son avocat à La Dépêche du Midi, soulignant la décision des autorités de ne pas le soumettre à cette mesure. Les faits reprochés se sont déroulés alors qu’il conduisait un scooter sans permis ni assurance, et ce alors qu’il se rendait à l’hôpital après avoir appris le décès de sa tante une heure auparavant.
Audience en Novembre
L’audience prévue en novembre devra éclaircir les circonstances exactes de ce refus d’obtempérer, qui a laissé un policier blessé. En attendant, le jeune homme demeure libre, en dépit des accusations graves portées contre lui. Le tribunal correctionnel devra trancher entre les versions contradictoires des événements pour établir la vérité.
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