📰 L'actualité des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
En direct

La DGSI très inquiète d’un possible retour du terrorisme en France, notamment lors de la cérémonie des J.O.

·La rédaction ⏱ 3 min
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

Près d’une semaine après l’attentat tragique de Moscou, les autorités françaises en charge du renseignement expriment de vives inquiétudes quant à la résurgence du terrorisme de grande ampleur sur le territoire national.

Ce jeudi, Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur, a pris la direction du siège de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) pour discuter de cette préoccupation majeure, avec un accent particulier sur la sécurité entourant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques.

Cette réunion soulève la question de savoir si Gérald Darmanin s’apprête à endosser le rôle délicat de “Ministre des attentats”. Dans un contexte où la menace terroriste demeure particulièrement élevée, notamment à la suite de l’attaque survenue à Moscou il y a peu, le Ministre de l’Intérieur se trouve face à la nécessité de prendre des mesures préventives. Les services de contre-terrorisme ont fourni à leur ministre une analyse approfondie de la situation actuelle en matière de menace terroriste.

La crainte principale de la DGSI est de voir ressurgir sur le sol français le spectre d’un terrorisme de grande envergure, impliquant l’utilisation d’armes de guerre ou de véhicules béliers. Ils redoutent la présence de cellules dormantes, composées de trois à quatre individus, qui pourraient être activées à distance depuis des zones à risque telles que l’Afghanistan. Les autorités veulent à tout prix éviter un scénario d’attaque coordonnée, notamment le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, qui serait diffusée devant un public mondial.

Selon des sources proches du dossier citées par Europe 1, la DGSI a mis en garde le Ministre de l’Intérieur sur ce point précis. En effet, le format actuel de la cérémonie, avec son défilé d’athlètes sur la Seine, est jugé trop risqué et devra être repensé en conséquence.

Une source au sein des services de renseignement préconise même d’adopter un “plan B” en réponse à cette menace persistante, exacerbée par l’attentat de Moscou, revendiqué par une branche afghane de l’État islamique.

“Depuis une semaine, nous observons une activité inhabituelle parmi les ressortissants d’Asie centrale que nous surveillons régulièrement”, indique une source au sein des services de renseignement. En conséquence, les autorités françaises ont décidé de rediriger massivement leurs efforts de surveillance vers les ressortissants turkmènes, kirghizes et kazakhstanais.

L’enjeu crucial est de réaliser cette transition tout en maintenant une vigilance accrue vis-à-vis des individus isolés radicalisés, capables de passer à l’action en un laps de temps très court.

La rédaction

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

← Plus d'actualités En direct