Aude : Deux tentatives d’assassinat, une relation extra conjugale de 60 ans. Un couple de retraités derrière les barreaux
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLes gendarmes de la section de recherche de Montpellier ont récemment mis fin à une intrigue criminelle et familiale qui a duré sept mois et qui aurait pu coûter la vie à Josiane, une femme de 85 ans vivant à Espezel, dans la haute vallée de l’Aude. L’enquête a pris de l’ampleur en février 2024 avec l’arrestation d’un couple de retraités, George et Isabelle Arnaud, sur fond de querelles financières et de vengeance.
Le 9 juillet 2023, Josiane a découvert que le grillage de sa propriété avait été découpé et qu’un objet suspect avait été laissé près de sa piscine couverte. Comme le relate Midi-Libre, inquiète, elle a contacté les gendarmes, car ce n’était pas la première fois qu’elle était victime de sabotage. Trois ans auparavant, ses freins de voiture avaient été sabotés, et elle avait reçu des lettres anonymes exigeant une rançon de 500 000 €. Les gendarmes ont découvert un dispositif explosif près de la piscine, conçu pour causer des blessures graves, voire mortelles.
L’enquête a révélé une histoire familiale complexe. Clément Siffre, un médecin marié père de deux filles, entretenait une relation extraconjugale avec Josiane pendant soixante ans. Après la mort de sa femme en 2008, leur relation est devenue publique. En 2015, ils ont emménagé ensemble et se sont mariés officiellement en 2020. Clément a légué ses biens immobiliers à ses filles mais a réservé son argent et une assurance vie à Josiane.
Les lettres anonymes ont commencé après la mort de Clément, accusant Josiane de s’être mariée pour l’argent. Les gendarmes ont soupçonné Isabelle, la fille de Clément, et son mari Georges, d’être derrière ces menaces. En septembre 2020, Josiane a eu un accident de voiture après que George et Isabelle aient quitté sa maison. Le flexible de frein avait été sectionné.
L’avocat général a souligné la vengeance et la haine dans cette affaire, s’opposant à la libération du couple. Les avocats du couple ont plaidé pour leur libération, affirmant qu’ils n’avaient pas de casier judiciaire inquiétant. La décision a été reportée au 29 février.