Course-poursuite sur l’autoroute A8. Ils prennent tous les risques pour échapper à la police
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 novembre, une simple opération de contrôle routier s’est transformée en une course-poursuite haletante entre Golfe-Juan et Saint-Laurent-du-Var, le long du littoral et sur l’autoroute, aboutissant finalement à l’interpellation des suspects.
Peu après 23 heures, une patrouille de police immobilise un fourgon sur le boulevard des Frères-Roustan à Golfe-Juan. Les agents attirent l’attention du conducteur, un jeune homme, sur l’état des pneus du véhicule qui présentent des signes d’usure avancée. En outre, les policiers demandent au conducteur d’ouvrir le coffre du fourgon.
Au lieu de coopérer, le conducteur redémarre brusquement, déclenchant ainsi une course-poursuite tendue. Les forces de l’ordre poursuivent le véhicule récalcitrant, occupé par un jeune homme et une passagère, en direction d’Antibes. Localisé par une autre équipe de police près du quartier de l’Ilette en bord de mer, le fourgon continue sa fuite à vive allure, frôlant un piéton, en direction du péage de l’autoroute au nord de la ville rapporte Nice Matin.
La barrière de péage brisée
En fuite devant les policiers, le fourgon force la barrière du péage et s’engage sur l’autoroute A8. D’autres équipes de police sont mobilisées pour ne pas perdre la trace des fuyards. Le fourgon quitte l’autoroute à Cagnes-sur-Mer, échappant momentanément à la vigilance des forces de l’ordre. Finalement, c’est à Saint-Laurent-du-Var que le véhicule est localisé, abandonné de manière chaotique et vidé de ses occupants. Les policiers découvrent rapidement une jeune femme dissimulée dans une haie, suivie du conducteur à quelques pas de là.
Interpellés, le couple, tous deux dans la vingtaine, nie catégoriquement avoir été à bord du fourgon. Placés en garde à vue au commissariat d’Antibes, ils ont été présentés hier au parquet de Grasse. Il est à noter que le véhicule utilisé appartient à l’employeur du jeune homme, avec lequel il serait en conflit. Le patron a déposé plainte pour “abus de confiance”, arguant que son employé n’avait pas le droit d’utiliser le véhicule en question.
Le conducteur sera convoqué le 28 mai prochain pour répondre des chefs d’accusation de “mise en danger de la vie d’autrui, refus d’obtempérer et dégradation”. L’affaire soulève des questions quant aux motivations de cette course-poursuite et met en lumière un différend potentiel entre le conducteur et son employeur.