Manifestation “contre les violences policières” : Pour le procureur, “une balle, un flic” n’est pas un “appel au meurtre”
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe 23 septembre dernier, lors de la manifestation “contre les violences policières”, une jeune femme a brandi une pancarte portant l’inscription “Une balle, un flic”. Cette action a suscité une réaction immédiate des autorités. Le préfet du Doubs, Jean-François Colombet, a saisi le procureur de la République en vertu de l’article 40.
La mise en cause, une étudiante de 20 ans, a été interpellée plus tard. Lors de son interrogatoire, l’étudiante a admis être l’auteure de l’inscription sur sa pancarte. Elle a expliqué que son intention était de mettre en avant les risques potentiels liés à l’armement des policiers, affirmant que les armes la troublaient et suscitaient des inquiétudes quant à leur utilisation.
Comme le relate L’Est Républicain, elle a exprimé des regrets quant aux proportions que son geste avait prises. Le procureur Étienne Manteaux a décidé de ne pas poursuivre la jeune femme pour “l’appel au meurtre”, considérant qu’il s’agissait d’un délit principalement “intellectuel”.
Il a expliqué que l’élément matériel était constitué par la pancarte, mais sur le plan moral, il était difficile de prouver qu’elle avait l’intention d’appeler au meurtre. Selon le procureur, il y avait deux interprétations possibles de son action.
Cependant, en raison du fait que la manifestante avait défilé le visage masqué, le procureur a décidé de lui imposer une composition pénale consistant en 30 heures de travail non rémunéré.