Plusieurs policiers déposent plainte contre Youssouf Traoré
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDes policiers portent plainte contre Youssouf Traoré pour violences et rébellion, tandis que l’IGPN enquête sur son interpellation lors d’une marche commémorative pour son frère Adama, selon le parquet de Paris.
Dans le cadre de l’enquête de flagrance ouverte le samedi 8 juillet, Youssouf Traoré, également connu sous le nom d’Yssoufou, est accusé d’avoir agressé une commissaire au début d’une marche non autorisée qui a rassemblé près de 2000 personnes dans la capitale. Youssouf Traoré a été arrêté lors de la dispersion pacifique des participants, et sa garde à vue a été levée en raison de son hospitalisation.
Quatre policiers portent plainte
Quatre policiers, qui ont notamment participé à son arrestation, ont déposé des plaintes jointes à l’enquête de flagrance menée par la Sûreté territoriale de Paris. Ils accusent Youssouf Traoré de violences volontaires sur une personne dépositaire de l’autorité publique, de rébellion et de menaces.
Sur une vidéo de l’interpellation filmée par plusieurs témoins, on peut voir M. Traoré, âgé de 29 ans, résister avant d’être plaqué au sol et maintenu par plusieurs fonctionnaires de la Brav-M, une unité de police à moto dont le comportement a été critiqué lors des manifestations contre la réforme des retraites au printemps. De son côté, M. Traoré a demandé à ce que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) enquête sur des violences volontaires commises par une personne dépositaire de l’autorité publique et ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours.
L’IGPN enquête également sur la plainte d’une jeune femme poussée au sol par un policier. Les plaintes de deux journalistes dénonçant des faits similaires sont actuellement analysées par le parquet.
D’autres plaintes ajoutées à l’enquête
Par ailleurs, d’autres plaintes de policiers dénonçant des actes d’outrage ont été ajoutées à une enquête ouverte pour organisation d’une manifestation interdite sur la voie publique, menée également par la Sûreté territoriale de Paris. Les autorités avaient interdit la marche en raison d’un climat tendu en France, après plusieurs nuits consécutives d’émeutes suite à la mort du jeune Nahel, tué par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre le 27 juin dernier.
Nouvel appel à la mobilisation
Suite à l’arrestation de Youssouf Traoré, des associations, des syndicats et des partis politiques de gauche ont lancé un nouvel appel à la mobilisation contre les violences policières samedi à Paris. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé mercredi 12 juillet que cette manifestation serait également interdite.
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