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Appel à témoins lancé par la police nationale pour une attaque à l’acide à Angoulême

·La rédaction ⏱ 3 min
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Plus de dix mois se sont écoulés depuis l’attaque à l’acide contre deux étudiants à Angoulême en octobre 2022, et la police nationale lance désormais un appel à témoins en Charente pour identifier l’agresseur.

Les enquêteurs espèrent ainsi retrouver d’autres éventuelles victimes afin de faire progresser l’enquête. Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2022, vers 1 heure du matin, deux étudiants âgés de 20 ans rentraient d’une soirée chez un ami lorsqu’ils ont été interpellés par un véhicule sur la route. Selon nos confrères de Charente-Libre, le passager d’un fourgon à travers la porte latérale coulissante a appelé les deux jeunes en disant : “Hey, vous pouvez venir ?”.

Les étudiants se sont approchés de la voiture, qui s’est arrêtée alors que le feu tricolore était passé au vert. Ils ont immédiatement été aspergés par un liquide contenu dans une “bouteille en plastique opaque blanc”, précise l’appel à témoins. Les deux jeunes ont été touchés au visage, aux mains et sur le haut du corps, subissant “d’horribles brûlures”, tandis que l’utilitaire prenait rapidement la fuite. Leurs blessures étaient si “insupportables” qu’après avoir enlevé leurs vêtements, ils se sont jetés dans l’eau de la Charente pour essayer d’apaiser la douleur. Il s’agissait d’acide sulfurique.

Les agresseurs ont ensuite “ri avec insolence” avant de s’enfuir.

L’un des étudiants a été transporté en urgence à l’hôpital de Bordeaux, où il a dû subir “plusieurs opérations chirurgicales nécessitant plusieurs mois d’hospitalisation”. Dans une interview accordée à France 3 Aquitaine, il a décrit son long processus de reconstruction : “J’ai subi des greffes à la mâchoire, à la main et sur tout l’abdomen.” Le second étudiant, moins gravement touché, a été pris en charge par les urgences de Girac.

Les caméras de vidéosurveillance dans la zone peu éclairée n’ont pas permis d’identifier le véhicule, un utilitaire blanc Renault Kangoo. L’agresseur et le conducteur sont décrits comme “deux jeunes adultes de type européen”. Avant de prendre la fuite, ils ont “ri bruyamment, manifestement heureux de la détresse des victimes”, selon l’appel à témoins. Depuis lors, une enquête a été ouverte par le parquet d’Angoulême et confiée à la police judiciaire de Limoges, en collaboration avec la sûreté urbaine du commissariat de police d’Angoulême, mais elle n’a toujours pas permis d’identifier les auteurs de cette agression, qualifiée de “unique à Angoulême et en France”, insiste Jean-Luc Taltavull, directeur départemental de la sécurité publique auprès de la Charente-Libre.

La colère persiste

“On espère que des personnes qui ont été victimes de faits similaires et qui n’ont pas été touchées par les projections, ne sachant pas qu’il s’agissait d’acide, n’ont pas porté plainte”, a déclaré Jean-Luc Taltavull à France 3.

Presque un an plus tard, les cicatrices d’une telle agression sont encore vives pour les victimes. “Je ressens de la colère”, confie l’une d’entre elles à France 3. “J’ai envie de savoir pourquoi ils ont fait ça. Qu’est-ce qui les a poussés à commettre un acte gratuit ? J’ai besoin de savoir.”

La rédaction

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