📰 L'actualitĂ© des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
Pénitentiaire

đŸ‡«đŸ‡· En France: « le coĂ»t des soins pour un dĂ©tenu s’élĂšve Ă  5 000 euros par an »

·La rĂ©daction ⏱ 3 min
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă  vos favoris sur Google

Soulever des anomalies, certes. Mais aussi proposer solutions. C’est l’esprit dans lequel le sĂ©nateur Antoine LefĂšvre a souhaitĂ© rĂ©diger un rapport sur la santĂ© des dĂ©tenus dans les prisons françaises. « Il n’était pas question de pointer du doigt des dysfonctionnements, et s’arrĂȘter lĂ  », annonce le parlementaire qui souligne le travail effectuĂ© par les personnels de santĂ© au sein des prisons. « Ce sont des hommes et des femmes passionnĂ©s, motivĂ©s, qui font un trĂšs gros travail. »
L’objectif de ce rapport qui vient d’ĂȘtre Ă©ditĂ© par le SĂ©nat, est de dresser un constat, tout en proposant des alternatives. Antoine LefĂšvre a visitĂ© plusieurs centres pĂ©nitentiaires notamment ceux de Fresnes et Sequedin prĂšs de Lille. Il ne pouvait pas passer ignorer celui de sa ville. « À Laon, les choses se passent gĂ©nĂ©ralement bien. Il y a un siĂšge de dentiste, des consultations d’ophtalmo. L’unitĂ© de soins est dĂ©tachĂ©e dans la prison mais dĂ©pend de l’hĂŽpital. Cela fonctionne. Des travaux ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s pour de meilleures conditions d’accueil et de travail. »
Plus globalement le problĂšme qui se pose c’est le coĂ»t de la prise en charge des dĂ©tenus. « L’État doit tenir ses engagements, car il a une dette envers les hĂŽpitaux et l’assurance maladie. Le coĂ»t est supportĂ© par les structures et pour l’instant aucun remboursement n’a Ă©tĂ© effectuĂ©. Cela s’élĂšve Ă  88 millions d’euros. Il faut que cela change. Les choses doivent se rĂ©gulariser. » Il faut savoir que le coĂ»t des soins pour un dĂ©tenu s’élĂšve Ă  5 000 euros par an, contre 2 475 euros pour une personne sous le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral. « Cela coĂ»te cher, c’est d’autant plus vrai lorsqu’une intervention chirurgicale est programmĂ©e et qu’au dernier moment la personne incarcĂ©rĂ©e refuse de sortir. La mobilisation des mĂ©decins, d’une escorte de police coĂ»te. Sur les 170 lits des unitĂ©s hospitaliĂšres sĂ©curisĂ©es 66 % sont occupĂ©s. Un chiffre qui tombe Ă  50 % dans certaines unitĂ©s. » Se pose aussi le problĂšme de l’accueil des dĂ©tenus ĂągĂ©s ou en fin de vie. Les maisons de retraite dites classiques ne sont pas toujours favorables Ă  accueillir ce type de patient.
Ce que propose le sĂ©nateur c’est le dĂ©veloppement de la tĂ©lĂ©mĂ©decine, car la dĂ©sertification mĂ©dicale touche aussi les prisons. « Les vacations sont souvent contraignantes pour les soignants, certaines spĂ©cialitĂ©s ont du mal Ă  trouver des professionnels, notamment dans la rĂ©gion. Il ne faut pas oublier non plus les agents pĂ©nitentiaires. Ils sont aussi touchĂ©s par cette pĂ©nurie. Imaginez que j’ai rencontrĂ© des agents qui n’avaient pas de suivi mĂ©dical depuis six ans ! Ils subissent une pression importante, travaillent en milieu fermĂ©, ce n’est pas rien. L’avantage de la tĂ©lĂ©mĂ©decine serait de pouvoir multiplier les consultations dans plusieurs lieux d’incarcĂ©ration avec un seul mĂ©decin. » Antoine LefĂšvre, qui en tant que rapporteur des crĂ©dits de la mission justice au sein de la commission des finances du SĂ©nat voit ce rapport comme un point d’étape. Il reste vigilant Ă  toutes les questions liĂ©es Ă  ce domaine.

Aisne nouvelle

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

Voir ses 18252 articles

← Plus d'actualitĂ©s PĂ©nitentiaire

À lire Ă©galement

đŸ›Ąïž Espace modĂ©rĂ© : chaque commentaire est validĂ© manuellement avant publication. Les liens ne sont pas autorisĂ©s. Restons courtois et sans spam.

Laisser un commentaire