đ«đ· MontbĂ©liard: Le surveillant de prison victime dâune cabaleÂ
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn ancien dĂ©tenu a dĂ©posĂ© plainte pour violences. Un conflit lâoppose depuis plus dâun an Ă un surveillant pĂ©nitentiaire. OĂč sâarrĂȘtera lâaffaire ? Ce jeudi le rĂ©cidiviste a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă 4 mois de prison ferme.
Ce dossier de violences, dâoutrages, laisse franchement perplexe. Dâun cĂŽtĂ©, un Mandubien de 20 ans qui nâest pas un enfant de chĆur avec onze condamnations au casier et une propension Ă insulter tout ce qui porte uniforme et robe (magistrats, gendarmes, policiersâŠ). De lâautre, un surveillant pĂ©nitentiaire, actuellement en arrĂȘt maladie, contre qui une enquĂȘte pour violences est actuellement diligentĂ©e, conduite par la PJ de Besançon (faits qui auraient Ă©tĂ© commis au sein de la maison dâarrĂȘt de MontbĂ©liard).Â
« Le contentieux est important. Dâun cĂŽtĂ© comme de lâautre, on vit les choses avec une grande Ă©motivitĂ© », tempĂšre le vice-procureur Julie Fergane, ce mardi aprĂšs-midi. Le Mandubien est Ă la barre (lors dâune premiĂšre comparution, il avait demandĂ© un dĂ©lai, Il doit rĂ©pondre dâoutrages (quand il Ă©tait incarcĂ©rĂ©), de dĂ©tention de stupĂ©fiants et de violences Ă lâencontre du surveillant de prison.
Les derniers faits remontent au 23 septembre. Ă Mandeure, le surveillant rend visite Ă un proche. Il aperçoit le jeune homme dans la rue qui lui fait un doigt dâhonneur. « Lâautomobiliste est sorti de sa voiture et a poussĂ© lâautre dans les buissons », indique un tĂ©moin inattendu (un ami du prĂ©venu) dont la dĂ©fense a demandĂ© lâaudition. « On lui fait un doigt dâhonneur et il nâaurait pas le droit de demander dâexplications ? », sâinsurge Me Euvrard, reprĂ©sentant de la partie civile qui conteste toute violence de la part du fonctionnaire, victime selon lui, dâune cabale. « Une morgue, une vindicte qui ont des consĂ©quences sur la carriĂšre et le travail de Monsieur », fulmine lâavocat dont les questions finissent par Ă©tourdir le mis en cause dans le box : « Mais enfin, Madame la prĂ©sidente, vous voyez bien quâil (lâavocat) joue avec les mots ! »
Le parquet pense que le prĂ©venu est « enfermĂ© dans sa certitude dâune machinerie judiciaire orchestrĂ©e contre lui ». Il tente de faire la part des choses, estimant que la dĂ©tention de stupĂ©fiants nâest pas suffisamment caractĂ©risĂ©e. Pour le surplus, Julie Fergane requiert une mesure de contrainte pĂ©nale, 1 an de prison si celle-ci nâest pas respectĂ©e. Du cĂŽtĂ© de la dĂ©fense, Me Pontvieux rappelle la plainte dĂ©posĂ©e contre le surveillant, en juillet 2016 par le rĂ©cidiviste pour violences : « Comme par hasard, ce jour-lĂ , Ă la maison dâarrĂȘt, on nâa pas sauvegardĂ© la vidĂ©osurveillance. Le surveillant se pose en victime, câest faux ! Il a Ă©tĂ© lĂąchĂ© par sa hiĂ©rarchie et lâenquĂȘte, le concernant, prend beaucoup de temps », assĂšne, trĂšs posĂ©e, lâavocate.Â
Le Mandubien a été relaxé pour les « stups », condamné, pour le reste, à 4 mois de prison avec maintien en détention. Le surveillant pénitentiaire touche 500 ⏠de dédommagement.
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