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đŸ‡«đŸ‡· MontbĂ©liard: Le surveillant de prison victime d’une cabale 

·La rĂ©daction ⏱ 3 min
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Un ancien dĂ©tenu a dĂ©posĂ© plainte pour violences. Un conflit l’oppose depuis plus d’un an Ă  un surveillant pĂ©nitentiaire. OĂč s’arrĂȘtera l’affaire ? Ce jeudi le rĂ©cidiviste a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  4 mois de prison ferme.

Ce dossier de violences, d’outrages, laisse franchement perplexe. D’un cĂŽtĂ©, un Mandubien de 20 ans qui n’est pas un enfant de chƓur avec onze condamnations au casier et une propension Ă  insulter tout ce qui porte uniforme et robe (magistrats, gendarmes, policiers
). De l’autre, un surveillant pĂ©nitentiaire, actuellement en arrĂȘt maladie, contre qui une enquĂȘte pour violences est actuellement diligentĂ©e, conduite par la PJ de Besançon (faits qui auraient Ă©tĂ© commis au sein de la maison d’arrĂȘt de MontbĂ©liard). 
« Le contentieux est important. D’un cĂŽtĂ© comme de l’autre, on vit les choses avec une grande Ă©motivitĂ© », tempĂšre le vice-procureur Julie Fergane, ce mardi aprĂšs-midi. Le Mandubien est Ă  la barre (lors d’une premiĂšre comparution, il avait demandĂ© un dĂ©lai, Il doit rĂ©pondre d’outrages (quand il Ă©tait incarcĂ©rĂ©), de dĂ©tention de stupĂ©fiants et de violences Ă  l’encontre du surveillant de prison.

Les derniers faits remontent au 23 septembre. À Mandeure, le surveillant rend visite Ă  un proche. Il aperçoit le jeune homme dans la rue qui lui fait un doigt d’honneur. « L’automobiliste est sorti de sa voiture et a poussĂ© l’autre dans les buissons », indique un tĂ©moin inattendu (un ami du prĂ©venu) dont la dĂ©fense a demandĂ© l’audition. « On lui fait un doigt d’honneur et il n’aurait pas le droit de demander d’explications ? », s’insurge Me Euvrard, reprĂ©sentant de la partie civile qui conteste toute violence de la part du fonctionnaire, victime selon lui, d’une cabale. « Une morgue, une vindicte qui ont des consĂ©quences sur la carriĂšre et le travail de Monsieur », fulmine l’avocat dont les questions finissent par Ă©tourdir le mis en cause dans le box : « Mais enfin, Madame la prĂ©sidente, vous voyez bien qu’il (l’avocat) joue avec les mots ! »
Le parquet pense que le prĂ©venu est « enfermĂ© dans sa certitude d’une machinerie judiciaire orchestrĂ©e contre lui ». Il tente de faire la part des choses, estimant que la dĂ©tention de stupĂ©fiants n’est pas suffisamment caractĂ©risĂ©e. Pour le surplus, Julie Fergane requiert une mesure de contrainte pĂ©nale, 1 an de prison si celle-ci n’est pas respectĂ©e. Du cĂŽtĂ© de la dĂ©fense, Me Pontvieux rappelle la plainte dĂ©posĂ©e contre le surveillant, en juillet 2016 par le rĂ©cidiviste pour violences : « Comme par hasard, ce jour-lĂ , Ă  la maison d’arrĂȘt, on n’a pas sauvegardĂ© la vidĂ©osurveillance. Le surveillant se pose en victime, c’est faux ! Il a Ă©tĂ© lĂąchĂ© par sa hiĂ©rarchie et l’enquĂȘte, le concernant, prend beaucoup de temps », assĂšne, trĂšs posĂ©e, l’avocate. 

Le Mandubien a Ă©tĂ© relaxĂ© pour les « stups », condamnĂ©, pour le reste, Ă  4 mois de prison avec maintien en dĂ©tention. Le surveillant pĂ©nitentiaire touche 500 € de dĂ©dommagement.

Est républicain

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