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đŸ‡«đŸ‡· Fresnes: une avocate contrainte d’enlever son soutien-gorge pour rentrer dans la prison

·La rĂ©daction ⏱ 2 min
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Toutes les semaines, Me Elise Arfi se rend en prison pour rencontrer ses clients. Mais, ce lundi aprĂšs-midi, en se prĂ©sentant Ă  Fresnes (Val-de-Marne), cette avocate du barreau de Paris a Ă©tĂ© obligĂ©e d’enlever son soutien-gorge pour pĂ©nĂ©trer dans un Ă©tablissement.MalgrĂ© les excuses que lui a ensuite prĂ©sentĂ©es le directeur de la maison d’arrĂȘt, la pĂ©naliste digĂšre mal cet Ă©pisode dĂ©sobligeant. «C’était trĂšs humiliant», souffle-t-elle. De son cĂŽtĂ©, l’administration pĂ©nitentiaire ne fait pas la mĂȘme prĂ©sentation de cet incident et affirme que «les rĂšgles ont Ă©tĂ© respectĂ©es Ă  la lettre».

 «Quand je suis passĂ©e au portique, l’appareil a sonnĂ©, raconte l’avocate. Je me suis dĂ©barrassĂ©e de tout, y compris de mes chaussures. Comme ça continuait Ă  sonner, il est devenu Ă©vident que c’était Ă  cause de l’armature mĂ©tallique de mon soutien-gorge.» C’est ici que les versions divergent.

«Les surveillants ont sollicitĂ© une de leur collĂšgue femme pour qu’elle procĂšde Ă  une palpation. Elle a constatĂ© que je ne portais rien de suspect, dĂ©veloppe Me Arfi. Quand je suis repassĂ©e sous le portique – qui s’est par nature remis Ă  sonner – l’un des surveillants s’est encore opposĂ© Ă  mon entrĂ©e. Quand je lui ai demandĂ© si je devais enlever mon soutien-gorge, il m’a dit que c’était Ă  moi de voir
 » De guerre lasse, l’avocate se dĂ©barrasse de son soutien-gorge dans la rue et pĂ©nĂštre enfin dans l’établissement.
 Du cĂŽtĂ© de l’administration pĂ©nitentiaire, on soutient que Me Arfi a d’abord fait l’objet d’une dĂ©tection avec un appareil manuel – ce qu’elle conteste. «C’est alors qu’elle s’est Ă©nervĂ©e et qu’elle a retirĂ© d’elle-mĂȘme son soutien-gorge en refusant de procĂ©der Ă  la palpation, avance l’administration. Il n’y a donc eu aucun Ă©cart Ă  la rĂšgle.»

Si Me Arfi ne conteste pas que l’épisode l’a passablement agacĂ©, elle affirme avoir bel et bien satisfait Ă  la palpation. «En apprenant ce qui m’était arrivĂ©, la surveillante qui avait procĂ©dĂ© Ă  l’acte est mĂȘme venue me voir, elle Ă©tait embĂȘtĂ©e», ajoute la pĂ©naliste. En revanche personne ne conteste que le directeur de la maison d’arrĂȘt a ensuite reçu l’avocate «pour s’excuser des dĂ©sagrĂ©ments», dixit l’administration pĂ©nitentiaire. Me Arfi a d’ores et dĂ©jĂ  alertĂ© le conseil de l’ordre de son barreau.

Le Parisien

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