đ«đ· Fresnes: une avocate contrainte dâenlever son soutien-gorge pour rentrer dans la prison
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleToutes les semaines, Me Elise Arfi se rend en prison pour rencontrer ses clients. Mais, ce lundi aprĂšs-midi, en se prĂ©sentant Ă Fresnes (Val-de-Marne), cette avocate du barreau de Paris a Ă©tĂ© obligĂ©e dâenlever son soutien-gorge pour pĂ©nĂ©trer dans un Ă©tablissement.MalgrĂ© les excuses que lui a ensuite prĂ©sentĂ©es le directeur de la maison dâarrĂȘt, la pĂ©naliste digĂšre mal cet Ă©pisode dĂ©sobligeant. «CâĂ©tait trĂšs humiliant», souffle-t-elle. De son cĂŽtĂ©, lâadministration pĂ©nitentiaire ne fait pas la mĂȘme prĂ©sentation de cet incident et affirme que «les rĂšgles ont Ă©tĂ© respectĂ©es Ă la lettre».
 «Quand je suis passĂ©e au portique, lâappareil a sonnĂ©, raconte lâavocate. Je me suis dĂ©barrassĂ©e de tout, y compris de mes chaussures. Comme ça continuait Ă sonner, il est devenu Ă©vident que câĂ©tait Ă cause de lâarmature mĂ©tallique de mon soutien-gorge.» Câest ici que les versions divergent.
«Les surveillants ont sollicitĂ© une de leur collĂšgue femme pour quâelle procĂšde Ă une palpation. Elle a constatĂ© que je ne portais rien de suspect, dĂ©veloppe Me Arfi. Quand je suis repassĂ©e sous le portique â qui sâest par nature remis Ă sonner â lâun des surveillants sâest encore opposĂ© Ă mon entrĂ©e. Quand je lui ai demandĂ© si je devais enlever mon soutien-gorge, il mâa dit que câĂ©tait Ă moi de voir⊠» De guerre lasse, lâavocate se dĂ©barrasse de son soutien-gorge dans la rue et pĂ©nĂštre enfin dans lâĂ©tablissement.
 Du cĂŽtĂ© de lâadministration pĂ©nitentiaire, on soutient que Me Arfi a dâabord fait lâobjet dâune dĂ©tection avec un appareil manuel â ce quâelle conteste. «Câest alors quâelle sâest Ă©nervĂ©e et quâelle a retirĂ© dâelle-mĂȘme son soutien-gorge en refusant de procĂ©der Ă la palpation, avance lâadministration. Il nây a donc eu aucun Ă©cart Ă la rĂšgle.»
Si Me Arfi ne conteste pas que lâĂ©pisode lâa passablement agacĂ©, elle affirme avoir bel et bien satisfait Ă la palpation. «En apprenant ce qui mâĂ©tait arrivĂ©, la surveillante qui avait procĂ©dĂ© Ă lâacte est mĂȘme venue me voir, elle Ă©tait embĂȘtĂ©e», ajoute la pĂ©naliste. En revanche personne ne conteste que le directeur de la maison dâarrĂȘt a ensuite reçu lâavocate «pour sâexcuser des dĂ©sagrĂ©ments», dixit lâadministration pĂ©nitentiaire. Me Arfi a dâores et dĂ©jĂ alertĂ© le conseil de lâordre de son barreau.
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