Trappes : Un automobiliste fou fonce sur des badauds et tire en l’air. « Le type a pété les plombs »
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe quartier des Merisiers, à Trappes a été le théâtre d’une scène de chaos aussi soudaine qu’incompréhensible. Un homme, toujours introuvable ce mercredi, a semé la terreur au volant de son Renault Scénic, n’hésitant pas à foncer sur des passants et à tirer des coups de feu en l’air.
Il est un peu plus de minuit lorsque plusieurs appels affolés parviennent aux services de police. Comme le relate Le Parisien, rue Gérard-Philipe, des habitants alertent sur le comportement inquiétant d’un homme, visiblement pris d’une colère noire, après une altercation avec des badauds sur la place des Merisiers. Quelques instants plus tard, l’individu grimpe à bord de son véhicule et fonce, pied au plancher, en direction du groupe.
« J’ai entendu trois explosions. J’ai cru que c’était le 14 Juillet », raconte un retraité au média parisien encore secoué, « J’ai regardé discrètement derrière mon volet, j’ai eu peur. » Selon plusieurs témoins, l’homme, « totalement hors de lui », renverse toutes les poubelles sur son passage et roule même dessus avant de tirer en l’air à plusieurs reprises.
Un habitué du quartier, qui préfère rester anonyme, résume la scène : « Le type a pété les plombs. Il a tout ravagé. Maintenant, ce sont les agents municipaux qui se lèvent à l’aube pour nettoyer ses conneries. »
Malgré l’intervention rapide de la police, l’automobiliste est parvenu à prendre la fuite. Sur place, les forces de l’ordre retrouvent plusieurs éléments de carrosserie dispersés sur la chaussée, probablement issus du véhicule en fuite, qui aurait heurté d’autres voitures ou du mobilier urbain dans sa course folle. Une dizaine de scellés ont été récupérés, mais aucune douille n’a été retrouvée.
L’enquête s’oriente désormais vers l’exploitation des caméras de vidéosurveillance, nombreuses dans ce quartier populaire en pleine rénovation. Ces images pourraient permettre de retracer l’itinéraire du fuyard et, peut-être, de l’identifier.
Ce mercredi matin, le calme était revenu. La place des Merisiers avait retrouvé son animation habituelle, jour de marché oblige. Plus aucune trace apparente des violences nocturnes, mais les langues se délient.
« C’est étonnant, le quartier s’est vraiment calmé ces derniers temps », affirme un père de famille, rencontré près du bureau de poste. « Avant, c’était chaud toutes les semaines. Maintenant, c’est plus tranquille, même si la nuit, il reste pas mal de gens qui boivent près du centre commercial. Peut-être qu’il a eu une embrouille avec eux. »
Un autre témoin évoque une femme prise à partie peu avant l’incident. Un élément parmi d’autres que les enquêteurs s’efforcent de recouper pour comprendre ce qui a déclenché cette explosion de violence.
Pour l’heure, le « conducteur déchaîné » reste introuvable.
