Guerre en Ukraine : En France, des policiers, médecins ou encore ingénieurs vont partir au combat

Ils ne parlent même pas la langue et certains n’ont jamais mis les pieds en Ukraine. Cependant des Français sont déterminés à rejoindre les rangs ukrainiens pour combattre contre la Russie.

Des Français s’apprêtent à prendre les armes afin de défendre l’Ukraine face à l’invasion Russe. Ils sont plusieurs et se disent déterminés à partir vers Kiev, la capitale Ukrainienne. Des médecins, des ingénieurs et même des policiers préparent actuellement leur départ vers l’Ukraine comme l’explique le journal FranceTvInfo.

“On m’a appris à me servir d’armes très tôt”

“Je n’y ai jamais mis les pieds”, reconnaît sans détour Maxime, qui ne connaît “absolument pas” l’Ukraine. Cet habitant de la Somme de 29 ans évoque seulement une grand-mère née en Ukraine. “Pour moi, c’est un peuple de courageux.” Et tant pis s’il n’a pas de formation militaire mais une simple expérience de chasseur. “On m’a appris à me servir d’armes très tôt”, affirme-t-il.

“Le but n’est pas d’être une tête brûlée et de tirer partout. Faire n’importe quoi et descendre tout ce qui bouge n’est pas le but.”

Maxime 29 ans pour Franceinfo

Un gilet pare-balles et des rangers

Maxime a prévu de partir vendredi vers Cracovie, en Pologne, en bus ou en stop. Il a trouvé sur les réseaux sociaux d’autres prétendants au combat. Il s’organise avec eux pour “ne pas être seul et perdu”“Je ne parle pas la langue, donc c’est compliqué mais je parle anglais. Je pense qu’avec ça on peut se débrouiller mais on verra bien.” L’attirail aussi est improvisé. “J’arrive avec un équipement militaire simple : un porte-plaque, un gilet pare-balles et des rangers. En revanche, je n’ai pas d’arme mais on ne passe pas une frontière avec des armes.” Nous soutenir, cliquez ici !

Ils sont médecins, ingénieurs, policiers municipaux, podologues

Essacq Baloutch, 73 ans, pense lui aussi s’équiper une fois la frontière passée. “Le président Macron, que j’aime beaucoup, va donner des armes aux Ukrainiens. Ensuite, l’armée ukrainienne va nous donner des armes”, affirme ce franco-afghan qui a combattu l’armée rouge en Afghanistan en 1980. Il veut aujourd’hui aider la résistance ukrainienne et assure avoir réuni une vingtaine d’hommes de la région dijonnaise, où il vit, pour ce départ dans quelques jours. “Ce sont des jeunes de 30, 45 ou 47 ans. Ils sont médecins, ingénieurs, policiers municipaux, podologues”, liste-t-il. 

“formellement déconseillé”

Le trajet se fera dans leurs voitures personnelles. “Nous avons entre dix-sept et vingt-quatre heures de route.” Essacq Baloutch lance un appel à la mobilisation générale. “Je demande à tous les Français qui veulent venir avec moi de se dépêcher, pour que l’on aille le plus vite possible se battre auprès de nos frères ukrainiens.” S’il assure tenir informé le gouvernement de son projet de départ, les autorités françaises se contentent de rappeler que l’Ukraine est une zone de guerre, classée rouge, et que tout déplacement y est donc “formellement déconseillé”.

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