🇫🇷 France: Les familles de détenus basques saisissent le Défenseur des droits

« La dispersion des prisonniers politiques basques en France engendre une situation dramatique pour leurs parents et leurs amis Â», a dĂ©clarĂ© Muriel Lucantis, l’une des porte-parole des familles. 

« Cinquante-deux familles de prisonniers basques ont saisi le DĂ©fenseur des droits, une saisine basĂ©e sur les violations des droits perpĂ©trĂ©es par l’administration française. Mais nous n’avons pas de rĂ©ponse sur la suite de la saisine pour l’instant Â», a-t-elle ajoutĂ©. 

64 prisonniers de l’ETA sont incarcĂ©rĂ©s en France. La plupart ont demandĂ© leur transfert vers les centres de dĂ©tention de Mont-de-Marsan (Landes) ou Lannemezan (Hautes-PyrĂ©nĂ©es), toutes deux proches du Pays Basque, « sans aucun rĂ©sultat Â», selon Muriel Lucantis. 

Les familles dĂ©noncent « les voyages incessants et coĂ»teux qui leur sont imposĂ©s Â» pour rendre visite Ă  leurs proches. 

NON à l'arrêt d'ACTU Forces de l'Ordre ! Garantissez la continuité de nos services, Soutenez-nous !

Ces longs voyages gĂ©nèrent chez toutes les familles « une forte tension, un Ă©puisement physique et psychologique Â», et « les consĂ©quences sont encore plus douloureuses pour les jeunes enfants et les personnes âgĂ©es Â», a encore soulignĂ© Urtzi Errazkin, autre porte-parole des familles. 

Ces dernières vont participer Ă  partir du 16 novembre Ă  un « tour des prisons Â» dans tout l’Hexagone, oĂą se trouvent des dĂ©tenus basques, une initiative impulsĂ©e notamment par Etxerat (« Ă  la maison Â», en français), le mouvement de soutien aux prisonniers. 

Ces familles participeront Ă©galement Ă  la manifestation du 9 novembre organisĂ©e par des associations et des organisations de dĂ©fense des droits de l’Homme Ă  la Gare Montparnasse Ă  Paris, « en soutien aux prisonniers Â». 

L’ETA, fondĂ©e en 1959 sous la dictature franquiste, a renoncĂ© en octobre 2011 Ă  la lutte armĂ©e, après 43 ans de violences au nom de l’indĂ©pendance du Pays basque et de la Navarre.  

Le 8 avril 2017, elle a livrĂ© aux autoritĂ©s françaises une liste de huit caches d’armes, toutes situĂ©es dans les PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, un geste saluĂ© par Paris, mais jugĂ© insuffisant par Madrid, qui a appelĂ© l’organisation Ă  se dissoudre. 

Au total, 829 assassinats sont imputĂ©s Ă  l’ETA, qui compte au moins 62 morts dans ses rangs. 

L’express

SOUTENIR ACTU FDO