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🇫🇷 Béziers : il insulte des surveillants et restera en prison jusqu’en 2022

Le jeune homme a 25 ans. Il est incarcéré à la maison d’arrêt du Gasquinoy jusqu’en 2021. Lors de l’audience du 14 juin, en comparution immédiate, il avait demandé un délai afin de préparer son procès. Il devait répondre d’actes commis le 31 mai dernier. À trois surveillants pénitentiaires, qui se sont portés partie civile, il leur a lancé : “Bande de fils de p…”, les a menacés de mort, mais aussi détérioré la porte d’une chambre du centre hospitalier de Béziers. Pour ces faits, le jeune homme est en récidive.
Dix-sept condamnations depuis 2008
Ce jour-là, il est conduit à l’hôpital pour y être soigné. Victime de violences, il est placé dans une chambre sécurisée en attente de points de suture. C’est son impatience qui va le pousser à l’invective et à la violence. Il a reconnu avoir donné un coup de pied dans la porte qui aurait cédé tout de suite. En revanche, ses propos n’étaient pas, selon lui, adressés aux gardiens, mais au fait qu’il avait extrêmement mal.
Des excuses quand même
À l’audience, il confirme ses dires : “D’abord, je me fais agresser en prison, puis j’ai attendu sept heures dans la salle d’attente pour qu’on me soigne. J’ai demandé que l’on me desserre les menottes parce que mes mains avaient gonflé à cause de la chaleur et des blessures. J’ai pété les plombs dans la chambre. Je parlais seul, les surveillants étaient à l’extérieur. Je suis vraiment désolé envers la porte et les gardiens.” La procédure pour son agression est en cours, mais son casier présente 17 condamnations de 2008 à aujourd’hui.
Incarcéré depuis septembre 2015 à Villeneuve-lès-Maguelone, puis transféré à Béziers, il s’excuse et dit “être rangé”. Cela ne suffit pas à l’avocate des parties civiles : “Ses mots n’ont pas été chuchotés, mais criés à l’ensemble des gens qui étaient là, eux aussi, pour des soins. Les surveillants étaient directement visés.” Elle réclame 800 € pour le préjudice de chacun et 500 € de frais. L’hôpital, lui, demande 424,80 €, facture à l’appui, pour la réfection de la porte.
Nouvelle colère à l’audience
Le procureur Calvet note que la colère de la victime serait due à l’absence d’un certificat qui aurait attesté d’une incompatibilité du prévenu au quartier disciplinaire. Il requiert neuf mois de prison. La défense assure : “Il a attendu sept heures, menotté à sa chaise, une main ouverte en sang, un tendon arraché au niveau du doigt. Il a craqué. Il a donné un seul coup de pied, il a vociféré. On n’a peut-être pas les mêmes référentiels. Lui, il a été placé dans un foyer à l’âge de 6 ans en raison des maltraitances subies quotidiennement par son père. Les gardiens font leur travail, mais il faut aussi avoir de l’humanité face à quelqu’un qui souffre.”
Le tribunal l’a condamné à six mois de prison ferme avec maintien en détention. Il devra verser 150 € à chacun des trois gardiens et 500 € pour les trois correspondant aux frais de procédure. Il devra rembourser la porte. Mais il ne fera rien : “Six mois ! La vérité, je ne donnerais rien à aucun surveillant. Sur la tête de ma mère, je ne payerai rien du tout.”

Midi libre

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